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Thérapie de Remplacement de la Testostérone – Partie 2

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SYSTEMES D’ADMINISTRATION DE LA TESTOSTERONE

Maintenant il faut que vous décidiez, CONJOINTEMENT avec votre patient, le type de système d’administration de testostérone avec lequel vous allez COMMENCER. Il en existe fondamentalement deux types : le système par voie transdermique et les injectables. Voici les options disponibles actuellement :

TESTOSTERONE SOUS FORME DE GELS ET DE CREMES

C’est la seule façon de procéder, à mon avis, en tant que professionnel, dans le cas où le médecin et le patient préfèrent un système d’administration par voie transdermique. Ils sont faciles à appliquer, sont bien absorbés, et permettent d’obtenir rapidement des niveaux d’androgènes stables (en général vers la fin du deuxième jour). Je recommande à tous les praticiens de tester d’abord le gel de testostérone sur tout patient candidat à la TRT.

On entend beaucoup de choses concernant le risque de transfert accidentel de testostérone à d’autres, comme aux enfants ou aux partenaires sexuels. Se couvrir simplement d’un tee-shirt s’est prouvé efficace pour bloquer le transfert de cette hormone. La testostérone s’écoule dans la peau en une heure, ce qui agit comme un véritable réservoir pour administrer cette hormone. On peut alors prendre une douche, ou même nager, sans inquiétude. Je rappelle à mes patients que la plupart n’aurons ni le temps, ni l’occasion d’avoir une aventure amoureuse jusqu’au soir (du moins quand on applique le gel ou la crème tôt le matin comme cela est recommandé) et une douche rapide est toujours agréable pour « faire un brin de toilette » dans tous les cas.

Les gels et les crèmes, comme tous les systèmes d’administration par voie transdermique, fournissent une augmentation plus importante dans les taux de DHT, comparés aux préparations de testostérone injectables. Cela peut être à double tranchant. Comme la DHT est responsable de toutes les choses relative à la virilité, les systèmes transdermiques traitent mieux les Dysfonctions Érectiles que les injectables. Cependant entrent alors en jeu les problèmes d’alopécie et la possible de morbidité urinaire (un point contestable, c’est le moins que l’on puisse dire). Dans un cas comme dans l’autre, assurez-vous de contrôler le DHT avec le dispositif transdermique. Je suis juste gêné par des élévations brutales de DHT et préfère éviter d’ajouter le finastéride dans la mesure du possible.

Certains ont signalé une augmentation de la croissance des poils sur la région (s) où on a appliqué la testostérone. Tous les médecins qui administrent TRT doivent se préparer à décevoir leurs patients à ce moment là en précisant que, malheureusement, ce même effet ne se produit pas sur le cuir chevelu.

LES PATCHS DE TESTOSTERONE

Ceux-ci peuvent être tout à fait efficaces, mais il existe des inconvénients à les utiliser. Près des 2/3 de vos patients développeront une dermatite de contact à un moment donné. Un autre désagrément est que certains patients signalent qu’ils sont obsédés par l’idée d’appliquer leurs patchs et que cela est de toute évidence gênant face à d’autres hommes dans certains endroits publics, comme dans les vestiaires.

Le groupe de patchs qui s’appliquent sur la partie scrotale est le plus incommodant. Pour me rendre compte de ce que je demanderais à mes patients, je les ai moi-même essayés. Après juste deux, trois jours, j’en ai eu plus qu’assez. Les hommes n’apprécient généralement pas de raser leur scrotum et les patchs ne se fixent pas bien dans en tout cas. Se servir d’un sèche-cheveux pour appliquer le patch, étant donné qu’ils doivent être chauffés d’abord, est aussi énervant. Si vous allez au club de gym pendant la journée, cela fait très étrange de les avoir attachés aux organes génitaux et il faut alors les enlever pour les remettre après la douche. Ils ne collent pas lors de la première application et encore moins quand on les a retirés pour les replacer. Des deux options, j’ai constaté que seuls les patchs avec un adhésif supplémentaire avaient quelque chance de rester en place. Les patchs avec application sur la zone scrotale fournissent les augmentations les plus significatives de DHT- ce qui peut s’avérer bon ou mauvais, comme expliqué auparavant.

TESTOSTERONE SOUS FORME D’IMPLANTS

À mon avis, leur utilisation est absolument dépassée. Pour sûr, ils ont fourni un revenu supplémentaire à ceux qui en on établi la procédure. Cependant, exposer les patients inutilement aux risques d’hémorragie et d’infection possibles lors de TOUTE intervention chirurgicale – est injustifié. Et la zone d’insertion sera beaucoup plus douloureuse qu’après une simple injection IM. Mais le réel problème qui fait qu’on ne choisira pas l’implant concerne le dosage. Imaginons que vous fixez une dose initiale « ordinaire » pour les implants. Comme cela sera décrit au chapitre suivant, il n’y a absolument aucun moyen de prédire à l’avance, de quelle façon un patient réagira à une dose prédéterminée de testostérone, à part du système d’administration. Ce qui veut dire que vous incorporez ces implants dans le dos de votre patient et effectuer, on espère, des analyses médicales consécutives dans un mois environ. Que ferez-vous si la testostérone totale finit par dépasser largement la courbe haute du taux normal (ce qui veut dire que le patient a répondu avec excès au traitement) ? Dès lors, il vous faudra faire une incision beaucoup plus large pour les enlever, ou pour en enlever une portion (et qui sait combien il faut en retirer ?). Avec leur demi-vie très longue, il faut faire QUELQUE CHOSE, de peur que vous ne risquiez vraiment de nuire à la santé du patient en augmentant les taux de testostérone au niveau de ce qui pourrait être considéré comme un cycle de stéroïdes en bodybuilding. Et comment procéder si les implants n’élèvent pas assez la T ? Vous devrez en poser encore plus et il est difficile de vendre cette idée à vos patients, puisqu’ils ne ressentent sans doute pas encore assez les avantages de la TRT pour se motiver à subir une autre intervention chirurgicale. Cela n’est pas possible, à mon avis.

Les implants de testostérone ont quelque avantage dans le sens où les patients sélectionnés peuvent croire que c’est plus facile de venir au cabinet tous les mois ou toutes les six semaines et être ensuite tranquille pendant un temps. Aussi, parce qu’ils libèrent la T lentement et régulièrement, les implants augmenteront probablement moins l’activité aromatase.

TESTOSTERONE EN INJECTION

Je vais commencer par décrire les désagréments de la testostérone en IM. Elles sont incommodantes pour les patients qui ne veulent pas se piquer eux-mêmes, car ils doivent alors se rendre chaque semaine à votre cabinet. Pourquoi le test IM DOIT-IL être dosé chaque semaine sera décrit en détail dans un autre chapitre. Certains patients, comme vous le savez bien, détestent tout simplement les piqûres (bien que j’ai remarqué plusieurs patients qui s’en plaignant au départ, l’avait admis dès qu’ils étaient parvenus à apprécier les avantages de la TRT, et attendaient vraiment avec impatience leur injection hebdomadaire). Et sans aucun doute, un dispositif d’administration envahissant apporte plus de risque que, par exemple, un gel de testostérone ou une crème (la meilleur option pour la TRT).

Quand on considère le dosage de la testostérone cypionate, il est important de se rappeler que, en raison du poids de l’ester cypionate, une injection de 100 mg produit au mieux 70 mg de testostérone. Il est important de toujours comparer les effets d’une injection hebdomadaire de 100 mg de testostérone cypionate à la dose totale de 35 mg fournie par l’Androgel 5gm/24 heures sur la même période.

HCG

De nombreux praticiens considèrent cet incroyable traitement hormonal comme la bonne solution pour traiter l’ hypogonadisme hypogonadotrophique (secondaire). Cel a du sens bien entendu, puisque une supplémentation avec un LH analogue augmente effectivement la production de testostérone chez les patients qui ne souffrent pas simultanément d’hypogonadisme primaire. Mais souvent, au moins 1000IU par jour doit être administré pour atteindre le niveau de T désiré. Même alors, pour des raisons inconnues, tandis que les niveaux de T peuvent être justement élevés, les patients ne signalent tout simplement pas les avantages produits par la TRT, quand la HCG est administrée comme unique TRT. Vous courez aussi le risque de provoquer une insensibilité au LH à cette dose et vous pouvez donc vraiment provoquer un hypogonadisme primaire en essayant de traiter un hypogonadisme secondaire. La HCG, surtout à de plus hautes doses, augmente aussi radicalement l’activité aromatase, en augmentant ainsi de façon inattendue le taux des œstrogènes. Personnellement, je recommande de ne jamais donner plus de 500IU d’HCG à la fois.

Un avantage réel de l’HCG est qu’elle prévient l’atrophie testiculaire. Je ne crois pas que nous devions ignorer l’esthétique dans ce cas. Vos patients penseront la même chose.

AUTRES MEDICATIONS

J’entends de temps à autre des médecins qui essayent d’utiliser un SERM (Modulateur Sélectif du Récepteur des Oestrogènes) comme le Clomid ou le Nolvadex, ou même un Inhibiteur d’Aromatase (AI), comme l’Arimidex, comme unique « TRT ». Il a été démontré qu’ils augmentent tous le LH et par conséquent, les niveaux de Testostérone Totale. Cependant, les patients ne signalent aucun avantage subjectif à long terme de ces stratégies et les études n’ont jusqu’ici signalé aucun changement à long terme au niveau du poids du corps dégraissé, des seuils de fatigue, de la libido, etc … Un risque supplémentaire quand on utilise un AI est que cela conduit à des niveaux d’œstrogène trop bas, avec des conséquences nuisibles pour le profil lipidique, la déposition de calcium, la libido, etc …

Finalement, le Déca-Durabolin (Nandrolone) n’a pas de place dans une TRT. Il a des effets secondaires très déplaisants, comme les effets incontrôlables semblables à ceux de la progestérone (y compris la gynécomastie) et un risque d’impuissance à long terme.

LES IMPLICATIONS DE LA TRT

Maintenant nous allons approfondir le sujet quant à la stratégie générale pour administrer la TRT.

La décision est prise, CONJOINTEMENT avec le patient, concernant les différents systèmes d’administration de la testostérone qui doivent être essayé en premier. Préparez-vous à devoir faire des ajustements et essayer d’autres méthodes d’application. Vous ne savez tout simplement pas juste laquelle sera la meilleure pour chaque patient jusqu’à ce que vous essayiez. En plus du simple fait que le patient peut avoir une préférence, ou une considération quant à la logistique (c’est-à-dire l’incapacité/réticence à se faire lui-même une injection) pour une application donnée, chacun réagit différemment à la manipulation hormonale. Certains répondent très bien à la dose initiale qu’on leur administre, d’autres montrent à peine un accroissement du taux de T. Pourtant quand vous changez de système d’administration, avec la même dose initiale, ils peuvent passer à des niveaux supraphysiologiques d’androgènes. Cela est vrai aussi des avantages subjectifs de la TRT. J’ai des patients qui aiment beaucoup le gel de testostérone parce qu’il a traité leur Dysfonction Érectile avec succès (résultat attendu à cause de la production radicalement accrue de DHT), d’autres obtiennent plus de résultat avec la testostérone cypionate par IM. Mon expérience jusqu’ici m’a enseigné deux leçons : (1) Vous ne savez pas comment un patient réagira à une dose/un système donné(e) jusqu’à ce que vous essayiez et (2) RIEN ne me surprend plus.

Il n’y a simplement aucun moyen de prédire comment un patient répondra — ni par ses Médicaux (c’est-à-dire le nombre ou la sévérité des symptômes), le poids de corps, les seuils hormonaux, même ses antécédents en stéroïdes anabolisants. J’ai vu des hommes très faibles augmentant à peine leur taux avec 100 mg de testostérone cypionate par semaine et d’anciens athlètes énormément musclés grâce à la stéroïde qui ont atteint presque deux fois la barre supérieure de la courbe « normale » pour le même dosage (ils avaient des seuils semblables). De même, un homme peut observer une augmentation modeste de DHT avec 5gm d’Androgel, un autre peut devenir tout à fait supraphysiologique avec la même dose.

Avec mes patients, je commence par la crème/gel de testostérone à raison de 5 mg/24 heures ou par la testostérone cypionate à raison de 100 mg par semaine. La testostérone cypionate par IM doit être administré par injections hebdomadaires, par opposition à la prise deux fois la dose toutes les deux semaines. Certains médecins donnent même cette dose toutes les trois ou quatre semaines, et produisent d’importantes variations en niveaux d’androgènes. Cela provoque chez le patient des montagnes russes émotionnelles, augmente le risque de développer une polycythémie, accentue beaucoup l’activité aromatase et les laisse vraiment pour la dernière moitié du cycle dans un état bien moins bon qu’avant qu’ils ne commencent. Pour d’obtenir plus rapidement une concentration d’androgènes à un niveau stable, j’anticipe la première injection de 200 mg (à moins de convertir la dose en un gel/crème).

Nulle autre médication qui manipule les niveaux d’hormone n’est fournie jusqu’à ce que les analyses consécutives en laboratoire ne soient rendues. Pour les patients traités par testostérone cypionate par IM, le second profil est mené après la cinquième injection. Je garde aussi présent à l’esprit que l’injection doit correspondre avec le prélèvement pour le laboratoire, puisque les niveaux de sérum maximaux sont atteints au bout de 48 heures, pour ensuite tomber à environ 35 % au bout d’une semaine. Pourtant, vers la fin de la cinquième semaine, les pharmacodynamiques de la testostérone cypionate (la demi-vie est de 5 à 8 jours) sont telles que les niveaux de sérum relativement stables sont maintenant produits via les injections hebdomadaires.

Les dispositifs transdermiques peuvent faire l’objet d’un nouveau contrôle dans deux semaines. Ils produisent des niveaux de sérum stables, comme mentionné ci-dessus, pour la plupart vers la fin du deuxième ou troisième jour. Du point de vue logistique, il est justifié de faire faire des analyses médicales en laboratoire au patient comme suivi après quinze jours, puisqu’on dispose alors d’assez de temps pour recevoir les résultats du laboratoire et de voir le patient en consultation avant que les réserves initiales des 30 jours de la médication expirent. C’est mieux si un ajustement de dosage s’avère nécessaire suite aux analyses en laboratoire consécutive, ou s’il faut passer au dosage par IM au cas où le patient produirait trop de DHT. Il serait dommage de demander au patient de compléter à nouveau un script pour 5gm d’Androgel, quand il aura, suite aux résultats du laboratoire, une réduction de dose à 2.5gm par jour parce qu’il a trop bien réagi à la dose initiale, ou à gâcher de l’argent quand ce dont il a vraiment besoin c’est une conversion en testostérone cypionate.

La question relative à quel système d’administration de testostérone doit être essayé en premier (IM ou voie transdermique) est celle qui apporte beaucoup de confusion parmi les praticiens débutants dans le domaine de la TRT. Je recommande de toujours commencer avec une crème ou un gel de testostérone quand cela est possible. Parce que c’est facile à appliquer, cela empêche une intrusion par injection et augmente ainsi les chances de succès de traiter la Dysfonction Érectile. De plus, des niveaux de sérum stables sont atteints rapidement, la détermination des traitements réussis est plus claire (bien que le fabricant de ce produit recommande un minimum de deux mois pour de thérapie à l’essai). Si les analyses en laboratoire ET les réponses subjectives du patient quant au suivi amènent un changement et l’utilisation de la testostérone par IM, la conversion est facile à faire. Appliquez simplement le gel, faites l’injection, puis dosez/convertissez le gel. Cependant, si un patient est traité par testostérone cypionate par IM, par exemple, et qu’ensuite le patient trouve que ça ne lui « convient »pas (alors vous pouvez essayer un système d’administration par voie transdermique pour mieux élever les niveaux de DHT), comment, étant donné les pharmacodynamiques de l’ester de testostérone, allez-vous doser avec succès et en toute sécurité la conversion à un dispositif transdermique ?

Les changements de doses sont effectués, CONJOINTEMENT avec les patients, dès que le suivi des analyses en laboratoire est disponible ET les patients sont interrogés pour signaler de façon subjective les changements qu’ils ressentent en matière de libido, de performance sexuelle, de fatigue, de force, d’état mental, etc … Souvent ils vous diront qu’ils se sentent « incroyablement bien » les premières semaines (avec une forte libido), mais qu’ils ne se sentent pas aussi bien ensuite, mais toujours beaucoup mieux qu’avant qu’ils n’aient commencé la TRT. Cela s’explique par le fait que les conclusions subjectives sont au meilleur de leur forme quand les niveaux d’androgènes augmentent. S’ajoute à ce phénomène le fait que leur HPTA n’était pas encore réduite, donc leur production endogène était plus élevée à ce moment-là comparé à ce qu’elle serait vers la fin du mois. Les patients traités par la TRT ont toujours une HPTA déprimée à un degré plus ou moins important.

On accorde beaucoup d’intérêt aux conclusions subjectives des patients, étant donné qu’il est peu probable qu’elles resteront inchangées tout au long du programme de la TRT à moins qu’ils ne se sentent manifestement mieux, sans tenir compte des améliorations à long terme et moins évidentes en matière de santé cardio-vasculaire, densité osseuse, risque diminué de démence et de cancer, etc … Bien sûr, si le patient dit qu’il est satisfait à un niveau de Testostérone Total de 600ng/dL, j’estime qu’il n’y a pas de raison d’augmenter sa dose. En tant qu’Ostéopathe, je déteste fournir N’IMPORTE QUELLE médication, ou augmentation de dose, sans besoin prouvé. En pratique, le haut de la courbe « normale » de la Testostérone Totale fournit un plafond, approximatif, au-dessus duquel nous pouvons nous attendre voir les avantages de la TRT commencer à s’inverser. Les actions après que le récepteur d’androgènes se lie améliorent radicalement la santé et le sentiment de bonheur quand on avance du stade hypogonadal au seuil supérieur de la courbe « normale », mais à part cela le Profil Lipidique et le niveau de sensibilité à l’insuline, par exemple, sont endommagés.

Les changements de dose d’injections IM sont effectués petit à petit, étant donné que la réponse n’est pas linéaire. Il est convenable et pratique d’augmenter, ou de diminuer la dose d’IM de 20 mg à la fois, car cela correspond à une « marque » sur le côté de la seringue (pour la concentration 200mg/mL). Pour les patients traités à l’Androgel, nous sommes plus limités par la dose fournie puisque nous pouvons uniquement soit descendre à 2.5gm, soit ajouter une dose supplémentaire par jour (moment où on peut considérer administrer deux doses journalières) pour atteindre les 7,5gm, ou même 10gm, par dose par jour. Des produits composés procurent plus de flexibilité à ceux qui se sont engagés à utiliser des systèmes d’administration de la testostérone par voie transdermique.

Il existe un autre risque à augmenter trop la dose, les niveaux d’androgènes devant excéder de beaucoup le haut de la courbe « normale » : les patients risquent de devenir « gâtés » à ce niveau. Ils ressentiraient alors les avantages subjectifs que rapportent les athlètes qui prennent des stéroïdes et il serait difficile de voir le patient être heureux ensuite à une dose plus modérée – et appropriée. Il est probable aussi que vous produirez donc une activité en œstrogènes élevée et troublerez les idées du patient en ce qui concerne son état – et son apparence (en raison des changements émotionnels et des problèmes de rétention d’eau dus à un taux d’œstrogène élevé). Il est bien mieux de procéder à des changements de dose de façon conventionnelle.

Une fois que la méthode et la dose sont fixées, en fonction des tests en laboratoire ET du rapport subjectif du patient, alors vous pouvez adresser les effets secondaires dus aux taux d’œstrogène élevés qui se sont produits. Je n’utilise pas d’AI au départ, même lorsque E2 est élevé, parce que certains patients observeront une baisse du taux d’œstrogène par rapport à la limite au cours du suivi. Cela aurait sinon donné lieu à ajouter une médication inutile (et relativement chère). Si le patient développe des « problèmes de mamelon » en raison de niveaux d’androgènes qui s’accélèrent et/ou d’œstrogène élevé, vous ne pouvez pas leur prescrire un SERM immédiatement parce que vous invaliderez ainsi le test d’estradiol lors du suivi. Notons que les hommes peuvent connaître ce qu’on appelle des « problèmes de mamelon » même alors que les niveaux d’œstrogène se trouvent dans la norme physiologique, en raison de changements dans les niveaux hormonaux. Un médicament de la classe SERM est le traitement de choix dans ce cas-là, jusqu’à ce que les symptômes se calment.

Si un patient souffre de « problèmes de mamelon », même alors que le taux d’œstrogène est normal, j’ajoute un SERM, en urgence. Je préfère le Nolvadex plutôt que le Clomid, et l’Evista est sans aucun doute le meilleur de tous pour contrarier l’œstrogène (bien qu’il soit beaucoup plus cher). Le Clomid provoque souvent des effets visuels malencontreux (« les traceurs ») et peut provoquer une labilité émotionnelle en vertu de ses effets œstrogènes agonistiques dans les zones du cerveau les plus périphériques (l’émotion). J’aime que mes patients aient avec eux du Nolvadex, au cas où ils connaîtraient une enflure ou une sensibilité au niveau du mamelon, de façon à ce qu’ils commencent avec 40 mg par jour jusqu’à ce que les symptômes disparaissent et descendent ensuite à 20 mg/24 heures pendant quelques jours, puis 10 mg pour quelques jours encore, puis finissent avec 5 mg/24 heures.

Mes patients masculins candidats à la TRT qui subissent des élévations d’E2 au-dessus du niveau normal sont traités avec 0,25mg d’Arimidex tous les trois jours. Si ce n’est pas assez, j’utilise la même dose un jour sur deux. Il est possible de scinder les comprimés de 1 mg en petits quarts, mais il vaut mieux utiliser ici une préparation sous forme de crème ou de gel, élaborée avec la dose appropriée. Un mois plus tard je contrôle à nouveau l’E2 et ajuste la dose encore si nécessaire. Il est important de pas baisser l’œstrogène trop bas, ce qui est facile à faire avec un AI, car cette action a des effets désastreux sur le Profil Lipidique, la déposition osseuse, etc … Je préfère maintenir E à la moyenne.

Si maintenant nous trouvons le patient dans un état où la Testostérone Totale se situe dans le quart supérieur du taux « normal », il faut légèrement augmenter la Testostérone Biodisponible, avec un stricte contrôle de l’E2. À ce point du programme, je propose mon protocole HCG au patient. J’ajoute 250-500 IU de HCG, au cinquième jour et au sixième jour de la semaine pour ceux qui utilisent l’injection IM. Autrement dit, deux jours avant leur injection. Pour ceux qui utilisent un dispositif transdermique, tous les trois jours. Pour les patients avec IM, cela compense la baisse des niveaux d’androgènes par la demi-vie de la testostérone cypionate. Mais la raison principale est de prévenir l’atrophie des testicules en les stimulant directement avec un analogue de la LH.

Les patients ont tous reporté qu’ils se sentent radicalement mieux une fois le régime HCG lancé (et ils étaient tous unanimes au sujet de la testostérone avant de commencer). La HCG, comme un analogue de la LH, augmente l’activité de l’enzyme P450 SCC, qui convertit le CHOLESTEROL en prégnénolone. Ainsi ces trois voies hormonales sont stimulées chez les patients qui ont une HPTA entièrement, ou très, diminuée. Je suis convaincu que cela peut être un facteur d’accroissement du fameux bien-être dont mes patients parlent au cours de la semaine – de loin comparé à ce qu’une dose minimale de HCG produirait en vertu de la production de testostérone induite.

De nombreux praticiens dans le domaine de la TRT ajoutent de la HCG pour une courte période tous les deux ou trois mois, pour restimuler les testicules. Mon avis est qu’il est bien mieux de les garder en forme et fonctionnels tout le temps. Les médecins qui utilisent par intermittence la HCG s’en servent aussi comme « une pause » au cours de la TRT, presque de la même façon que les athlètes supplémentés en hormones mènent le cycle de stéroïdes anabolisants typique. La TRT ne devrait pas être sous forme de « cycles ». Dès que j’ai atteint un équilibre avec mes patients, je veux qu’ils restent sur cette voie. Ils croient aussi à tort que cela permet à la HPTA de se rétablir, alors que ça n’est clairement pas le cas. La production de testostérone stimulée par la HCG est aussi suppressive en HPTA que la TRT, et la testostérone administrée sous forme de supplément est toujours à des niveaux de sérum suppressifs à ce moment-là de toute façon.

Dès que tout est en place pour le patient, j’ai l’habitude d’effectuer un suivi avec des analyses médicales tous les six mois. Il est important de contrôler la santé générale et le bien-être du patient, mais aussi de s’assurer de la compatibilité avec les protocoles de traitement et leur efficacité persistante.

J’espère que la diatribe ci-dessus aidera avantageusement le praticien à implémenter des régimes de Thérapie de Remplacement de la Testostérone pour leurs patients candidats à cette thérapie. Attendez-vous aussi à recevoir de multiples accolades une fois qu’ils auront conscience des importantes améliorations sur leur santé et leur bonheur. Même leurs femmes vous feront parvenir des remerciements !

Merci de surveiller les prochains les articles et livres de John Crisler, DO sur ce sujet et d’autres en continuité des sujets relatifs à l’anti-vieillissement.

Article original © John Crisler, DO – tout droits réservés www.allthingsmale.com

Traduction française Musclesenmetal.com – tout droits réservés – reproduction interdite sans autorisation.

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