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Thérapie de Remplacement de la Testostérone – Partie 1

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Ayant décidé de nous positionner à l’avant plan alors que d’autres ont décidé de fermer leurs yeux, nous reconnaissons la réalité de ce sport et de bien d’autres, et nous sommes conscients de l’utilisation de multiples produits dit “dopants” par des centaines de milliers d’athlètes et de sportifs aguerris ou non dans tous les pays du monde. Ce faisant, nous espérons fortement avoir pu éduqué au fils des ans les utilisateurs potentiels de produits d’amélioration de performance avant qu’ils ne décident de se lancer dans n’importe quoi, de n’importe quelle façon, et surtout qu’ils acceptent d’essayer n’importe quel produit cachés dans le fin fond d’un vestiaire de salle de musculation. Bon, la vente et la possession sans ordonnance médicale est considérée illégale dans plusieurs pays du monde et nous n’allons pas débattre du pour ou du contre ici. Cependant, contrairement aux des “drogues dures”,  les stéroïdes anabolisants sont encore largement utilisés dans le cadre médical pour traiter toutes sortes de conditions.

Une science a particulièrement commencé à émerger au cours des  dix dernières années, c’est l’hormonothérapie ou TRT pour “thérapie de remplacement de la testostérone” dans les cas de production insuffisante de cette hormone. Plusieurs hommes sont aujourd’hui confrontés à ce problème, surtout à partir de  l’âge mûr,  et c’est à cette partie de la population masculine et à leur médecin traitant que s’adresse particulièrement l’article présenté ici, quoique ce soit honnêtement très intéressant pour quiconque s’intéresse à de domaine.

Musclesenmetal.com vous présente donc ici la traduction de la première partie de l’article du Dr John Crisler “Thérapie de remplacement de la testostérone – Mes meilleurs réflexions à ce jour sur Comment administrer la Thérapie de Remplacement de la Testostérone (TRT) aux Hommes – UNE RECETTE POUR RÉUSSIR.

par John Crisler, D.O.

On possède déjà quelques connaissances pratiques sur les différentes hormones qui composent la « symphonie » métabolique que comprend notre milieu hormonal. Nous savons où ces hormones sont produites, ce qui module leur production et les tissus que leurs actions différentes et variées atteignent. Mais nous devons encore incorporer ces notions dans une « recette » pratique, si vous le voulez bien, de façon à ce que le praticien puisse retourner à son cabinet médical et commencer aussitôt à dépister et à traiter avec succès l’hypogonadisme masculin. Autrement dit, comment véritablement administrer la Thérapie de Remplacement de la Testostérone aux hommes ?

Doit-on automatiquement dépister l’hypogonadisme chez CHAQUE patient masculin adulte qui se présente au cabinet médical ? Environ la moitié des hommes de plus de cinquante ans souffrent en fait d’hypogonadisme (lorsqu’on analyse leur taux de testostérone Biodisponible – on reviendra là-dessus plus loin). Les réponses aux Antécédents Médicaux ouvriront sûrement la voie à une telle suspicion, encore que les plaintes relatives à cette situation insidieuse soient sensibles sans être spécifiques. Le diagnostic clinique est d’autant moins clair qu’il n’y a aucun moyen de corréler le chiffre des plaintes individuelles, ou l’étendue relative de chacune, à la sévérité de l’état hypogonadotrophique lors des analyses en laboratoire. La plainte numéro un pour laquelle on devrait hisser le drapeau rouge est la Dysfonction Érectile. C’est aussi le symptôme de l’hypogonadisme qui, hormis tous les autres effets sérieusement délétères du même genre (maladie des artères coronaires, diabète, ostéoporose, risque augmenté de cancer, dépression, démence, etc …), mènera fort probablement le patient à activement rechercher une TRT – et à vous demander de maintenir un régime de traitement accommodant.

L’ANALYSE INITIALE EN LABORATOIRE

Après une recherche correcte des Antécédents Médicaux, quelles analyses en laboratoire devraient être menées dans le cadre de vos premiers travaux d’investigation de l’hypogonadisme ? J’ai dressé une liste ci-dessous, mais il est évident que d’autres spécialistes dans ce domaine élargiront le dosage ou le réduiront, en fonction de leur expérience et leur expertise. Notons qu’il faut inclure plusieurs autres analyses pour réaliser une investigation tout à fait complète en matière de Médecine Anti-Age (l’homocystéine, l’insuline à jeûn, une étude complète de la thyroïde, etc …), étant donné que ce chapitre traite uniquement de l’administration de la TRT. Et comme toujours, le dosage sera adapté à chaque patient. Ce sont :

Δ Testostérone Totale

Δ Testostérone Biodisponible (Alias « Libre et Sans Liant »)

Δ Testostérone Libre (si la T Bio n’est pas disponible)

Δ DHT

Δ Estradiol (spécifier la Technique à l’Extraction, ou le test de « sensibilité » pour les hommes)

Δ LH

Δ FSH

Δ Prolactine

Δ Cortisol

Δ Profil Thyroïdien

Δ CBC

Δ Profil Métabolique Complet

Δ Profil Lipidique

Δ PSA (si au-dessus de 40)

Δ IGF-1 (si on envisage la thérapie HGH)

LE SUIVI EN LABORATOIRE

Deux semaines après avoir posé un dispositif transdermique, ou cinq semaines après la première injection IM :

Δ Testostérone Totale

Δ Testostérone Biodisponible

Δ Testostérone Libre (si la T Bio n’est pas disponible)

Δ Estradiol (spécifier la Technique à l’Extraction, ou le test de « sensibilité » pour les hommes)

Δ DHT (en particulier si le patient utilise un système d’administration par voie transdermique)

Δ FSH (3e Génération – test d’ultra-sensibilité cette fois-ci)

Δ CBC

Δ Profil Métabolique Complet

Δ Profil Lipidique

Δ PSA (pour les patients plus âgés)

Δ IGF-1 (si la Thérapy GH a déjà été lancée)

EXPLICATION DES DOSAGES INDIVIDUELS

TESTOSTÉRONE TOTALE

C’est le dosage sur lequel vos patients vont le plus se concentrer. C’est aussi celui que les médecins qui ne comprennent pas la TRT utiliseront pour refuser aux patients la supplémentation en testostérone qu’ils veulent, et dont ils ont besoin, quand la Ttot atteint des niveaux normaux-tranche inférieure. La Ttot est importante pour la dose de titration, mais sa pertinence est réduite chez les hommes plus âgés (en vertu de leurs concentrations accrues en sérum SHBG), par rapport à la :

TESTOSTÉRONE BIODISPONIBLE

Où nous obtenons vraiment un « booste » au niveau hormonal mâle, si on peut s’exprimer ainsi. C’est la quantité réelle dont le corps dispose, puisque la concentration d’hormone disponible dans les lits capillaires se rapproche de la somme de la Testostérone Libre plus celle qui est peu liée aux protéines de transport, essentiellement l’albumine. Si la T Bio n’est pas disponible, la T Libre peut servir de deuxième option, puisque les concentrations de sérum de T Bio et de T Libre T sont bien corrélées.

DHT

Ce dosage est particulièrement important, en amont et en suivi, si un système d’administration de la testostérone par voie transdermique est préféré par le patient. J’expliquerai pourquoi plus tard. Le niveau de DHT peut aussi aider à évaluer la cause des symptômes de la Dysfonction Érectile.

ESTRADIOL

Ce dosage est TRÈS important pour plusieurs raisons et ne doit être ignoré dans AUCUNE investigation de l’hypogonadisme (ou de régime ultérieur). D’abord, vous avez vraiment besoin de fixer un seuil. Ensuite, un taux élevé d’œstrogène peut par lui-même expliquer des symptômes d’hypogonadisme. Si E est élevé, contrôler les concentrations de sérum (en général au moyen d’un inhibiteur d’aromatase, qui prévient la conversion de T en E) peut suffire à traiter les symptômes d’hypogonadisme. Et en fin de compte, refaire un contrôle après avoir initié le dosage initial de la testostérone procurera des informations précieuses au médecin adroit quant à savoir comment le système hormonal individuel du patient fonctionne, et aussi pour s’assurer que le taux d’œstrogène ne croît pas de façon inconsidérée suite à la supplémentation en testostérone.

Je passe sur les prélèvements d’estrone et d’estriol. E2 est le centre d’intérêt qui nous préoccupe ici. À moins que vous ne spécifiiez un test de « sensibilité » pour les patients masculins, le laboratoire effectuera un dosage d’Estradiol Rapide dans le cadre des études de fertilité chez les femmes, ce qui est inutile dans le cas présent. L’examen Diagnostique en Quête d’Evaluation appelle cela une évaluation de l’Estradiol par la Technique à l’Extraction.

Certains praticiens pensent que c’est uniquement le ratio T/E qui est important et donc, dès qu’E augmente « correctement » en fonction que T augmente, tout va bien. Pourtant, la concentration absolue d’E pose problème aussi, surtout à la lumière des nouvelles informations montrant que l’œstrogène élevé est une cause, ou génère en plus plusieurs processus de maladie grave, comme le cancer de la prostate et du colon.

LH

Comme chacun sait, c’est la LH qui stimule les cellules de Leydig au niveau des testicules pour produire la testostérone. Attention cependant : la LH a une demi-vie courte, de seulement 30 minutes environ. Quand vous combinez ce fait avec l’absolue nature pulsatile de sa libération par la tige pituitaire, il faut faire attention à ne donner trop de poids à un seul prélèvement. L’idéal serait de faire des prélèvements en série, disons, toutes les vingt minutes. Cependant, ce serait tout autant incommodant que cela coûterait trop cher au patient pour pouvoir le faire. La raison la plus importante qu’il y a à mesurer les gonadotrophines est de faire la distinction entre l’hypogonadisme primaire et hypogonadisme secondaire (hypogonadotrophique).

FSH

La courte demi-vie de huit heures de cette hormone en fait un meilleur marqueur pour la production en gonadotrophine. Elle représente également moins une substance caractéristique de la phase aiguë variant en fonction des androgènes dans le sérum et des niveaux d’œstrogène comparé à la LH. Des niveaux très élevés de FSH pourraient indiquer une tumeur pituitaire secrétant de la gonadotrophine.

Notons que j’ai mesuré la FSH (mais pas la LH) lors des analyses qui ont suivi en laboratoire, le nouveau test de « sensibilité » de troisième génération, pour déterminer l’amplitude de la suppression de l’HPTA secondaire dans la thérapie androgénique. Cela fournit aussi des informations précieuses pour les patients subissant une TRT qui s’intéressent à l’état de leur fertilité.

PROLACTINE

Une hormone très importante et qui ne doit pas être négligée lors de l’investigation initiale. Elle est présente dans près de cinq pour cent de cas d’hypogonadisme hypogonadotrophique en association avec l’hyperprolactinémie, en raison du manque de sécrétion de la LHRH par l’hypothalamus. Sa concentration sérique doit être maintenue dans un paramètre physiologique (c’est-à-dire ni trop élevé, ni trop bas). Une hyperprolactinémie très élevée, ou bien une hyperprolactinémia associée à une Testostérone Totale inférieure à 150ng/dL, signifie une consultation par un Endocrinologue pour un IRM de la sella turcique.

CORTISOL

La véritable médecine Anti-Age doit se familiariser correctement avec les tenants et les aboutissants de cette hormone, la seule sans laquelle notre corps ne peut vivre. Des niveaux élevés peuvent provoquer un hypogonadisme secondaire (hypogonadotrophique). J’essaie de contrôler le taux élevé en cortisol avec de la Phosphatidylsérine, 300mg / 24 heures, avec de bons résultats. Il est tout aussi important de surveiller les taux de cortisol trop bas. Le meilleur test dans ce cas est une analyse d’urine sur 24 heures.

PROFIL THYROIDIEN

A mon propre avantage j’ai omis de citer les exemples précis du panel d’évaluation du fonctionnement obligatoire de la thyroïde que vous voudrez sûrement effectuer. L’hypothyroïdie ressemble à l’hypogonadisme dans plusieurs de ses effets.

CBC

C’est seulement une question de jugeote médicale. Eliminer l’anémie est important, évidemment, car elle peut être une cause de fatigue qui fait que le patient vous consulte. Il sera aussi bon d’établir le seuil de H&H, dans les rares cas où la polycythémie devient un problème (et nous rappelons que les fumeurs s’exposent à des risques accrus de polycythémie). Au-dessus de 18.0/55.0 la TRT est refusée et on recommande une phlébotomie thérapeutique.

CMP

De nouveau, juste une question de jugeote médicale. L’évaluation du sodium (qui peut s’élever au départ suite à la supplémentation en androgènes) est importante. Il sera aussi bon d’effectuer des Explorations Fonctionnelles Hépatiques puisque la mesure des augmentations de ces taux suite à la même supplémentation d’androgènes est considérée comme un effet indésirable possible dans le descriptif du produit (bien qu’il me reste encore à le vérifier). Le rapport urée dans le sang/créatinine est un bon marqueur pour l’hémoconcentration hormonale et cela me permet d’évaluer combien le patient se comportera (parce que je leur demande toujours de s’assurer de boire de l’eau en abondance à jeûn avant l’analyse).

Profil Lipidique

Il est mesuré pour vous permettre de vous vanter que vous avez diminué le taux de CHOLESTEROL de 30 points grâce à une bonne administration de la TRT. Vous devriez vous attendre à voir aussi une baisse des TRIGLYCERIDES et des LDL. Attention, cela ne se produira pas si vous choisissez d’augmenter la quantité d’androgènes au-dessus de la limite supérieure de la courbe « normale », en administrant une quantité quelle qu’elle soit au cours d’un cycle de stéroïdes anabolisants. Évidemment, cela ne constitue alors plus une TRT, puisque le praticien choisirait alors de nuire à la santé et au bien-être du patient.

Le taux de HDL baisse souvent un peu, mais on pense que c’est en raison d’une augmentation du transport INVERSE du cholestérol ; une grande partie de la plaque est, après été épuré dans la paroi artérielle par le HDL, étant alors éliminé par le foie. Les androgènes augmentent aussi la lipase hépatique et cela peut avoir un effet. La chose la plus importante dont il faut se souvenir est que la TRT inhibe la formation de cellule spumeuse.

PSA

Pour tous les patients de plus de 40 ans. Même si que le cancer de la prostate est rare chez les hommes de moins de cinquante ans, nous ne voudrions pas que cela arrive, n’est-ce pas ? Actuellement, les augmentations de PSA au-dessus de 0,75 représentent une contre-indication à la TRT (jusqu’au suivi par un Urologue). Vous pourrez constater qu’au début d’une TRT chez les hommes plus âgés, quand les niveaux des androgènes augmentent, il se peut que le PSA augmente aussi. C’est particulièrement vrai quand on utilise les systèmes d’administration par voie transdermique, parce qu’ils élèvent beaucoup plus le taux de DHT. Une fois que les taux de T se sont stabilisés, le PSA baisse pour atteindre à nouveau le seuil de base. Vous ne verrez pas vraiment d’élévations brutales du PSA suite à l’administration de la TRT chez des patients plus jeunes. Il faut avertir, et rappeler aux patients qui utilisent la TRT pour la toute première fois de s’abstenir de relations sexuelles avant le prélèvement, étant donné qu’ils pourraient désormais faire bon usage des quantités très élevées de celui-ci.

J’anticipe un dosage de PSA sur mes patients âgés de plus de 40 ans, lors du suivi mensuel chez mes patients plus âgés et tous les six mois ensuite. On recommande de faire un Examen Rectal Numérique deux fois par an aussi, bien que l’American Academy of Clinical Endocrinologists fasse marche arrière « tous les six à douze mois » dans leurs Directives de 2002 pour traiter les patients atteints d’hypogonadisme hypogonadotrophique avec la TRT.

IGF-1

Pour ceux qui envisagent l’adjonction de GH à leur régime Anti-Age. L’IGF-1 augmentera par la supplémentation en testostérone et vice versa. Fixons un seuil dès maintenant, avant que cela n’arrive.

LES POINTS A CONSIDÉRER

CO-MORBIDITÉS. Actuellement, seuls les cancers de la prostate et du sein déclarés sont des contre-indications absolues à la TRT. Les patients avec une maladie cardiaque, hépatique ou rénale grave doivent être soigneusement contrôlés en raison de la possibilité d’œdèmes dus à la rétention de sodium. La TRT peut également provoquer l’apnée du sommeil chez certains patients atteints d’une maladie pulmonaire chronique, bien que des études montrent aussi qu’elle peut vraiment améliorer les symptômes de l’apnée du sommeil.

INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MÉDICAMENTS. La TRT permet de diminuer la prise d’insuline ou de médicaments anti-diabète oraux chez les patients diabétiques. Elle augmente aussi l’élimination du propranolol et diminue l’élimination de l’oxyphenbutazone chez ceux qui sont traités avec ces médicaments. La TRT peut augmenter les temps de coagulation également.

Article original © John Crisler, DO – tout droits réservés www.allthingsmale.com

Traduction française Musclesenmetal.com – tout droits réservés- reproduction interdite sans autorisation.

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