Les anabolisants

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De quoi s’agit-il?
Il s’agit principalement des stéroïdes androgènes, hormones anabolisantes masculines telles que la testostérone et la nandrolone, mais aussi d’autres anabolisants tels que les bêta-2 agonistes (des antiasthmatiques, qui font pharmacologiquement partie des stimulants et ont donc été cités ci-dessus).

La liste de produits prohibés est publiée par arrêté de la Communauté française (la version actuelle en comporte 57). Tous sont interdits, ainsi que leurs précurseurs et dérivés ayant des effets pharmacologiques similaires. Quelques informations à propos de certains d’entre eux sont succinctement présentées ci-dessous.

Effets recherchés
Effets anabolisants (c’est-à-dire synthèse de tissu musculaire avec diminution des tissus graisseux). Pris en même temps qu’un entraînement soutenu de force et une alimentation hyperprotéique, ils augmentent la masse et la puissance musculaires. Plus de muscle, plus de force et de résistance à l’effort, et une compétitivité accrue.

Effets nuisibles possibles des stéroïdes androgènes
Effets généraux: peau grasse, endommagement du système reproducteur, infécondité, hypertension, anomalies du foie et des reins, violence et agression, développement de tumeurs cancéreuses (du foie, des reins, de la prostate), psychoses maniacodépressives. Chez les hommes, on peut observer infécondité, atrophie testiculaire, diminution de la production d’hormones mâles, impuissance, calvitie due à la perte de cheveux, cancer de la prostate.

Chez les femmes: répartition des cheveux et calvitie de type masculin, perturbation des règles, diminution du volume des seins accompagnée d’un changement de tonalité de la voix (plus grave, rauque).

Les stéroïdes androgènes sont très dangereux, ils ont causé des problèmes graves et entraîné la mort de nombreux athlètes. Ils ont fait l’objet de beaucoup d’abus dans des sports tels que l’haltérophilie, les lancers et autres sports de force. Dans ces sports, ils ont entraîné des ruptures tendineuses.

Quelques précisions
Certains de ces produits sont naturellement présents dans le corps, et dans l’urine. Ils sont décelables dans l’urine, mais tout dépend du temps de traitement et des mélanges de produits effectués. Détectée par le contrôle antidopage, la quantité présente est jugée exagérée et constitue une infraction si elle dépasse un certain seuil (fixé, par exemple, à six fois plus de testostérone que d’épitestostérone).

Un fait bien connu, tant il a été médiatisé, reste très révélateur: le sprinter canadien Ben Johnson, en remportant avec facilité le 100 mètres des Jeux olympiques de Séoul en 1988, a démontré que les anabolisants n’étaient pas “de simples vitamines” mais de très efficaces dopants de la performance. Après avoir purgé deux ans de suspension, lors de son retour à la compétition, il était redevenu un honnête sprinter, sans plus. En 1991, voulant retrouver son niveau mondial antérieur, il reprend des anabolisants, rejoint effectivement les meilleurs et se retrouve à nouveau convaincu de dopage.

Les anabolisants qui ne sont pas des androgènes mais des antiasthmatiques de la classe des bêta-2 agonistes ont été présentés ci-dessus parmi les stimulants. Ils ont pour effets nuisibles possibles: tremblements, excitation, agitation, anxiété, troubles du rythme cardiaque et crampes musculaires.
 
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