L'acide lactique

bylkus

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Un topic pour parler de l'acide lactique et de son impact lors du travail musculaire.

Le premier texte est tiré du site All Musculation.


La brûlure en musculation

En musculation, la brûlure est une sensation qui apparaît à cause d’une accumulation d’acide lactique. Elle survient lorsqu’un muscle reste longtemps sous tension, essentiellement sur des exercices d’isolation, plus que sur des exercices de base.


La brûlure apparaît dans le muscle pendant certains exercices de musculation à cause d'une accumulation d'acide lactique. La filière énergétique anaérobie utilise des hydrates de carbone et rejette des acides ou des ions hydrogène. Si la circulation sanguine n'est pas suffisante pour évacuer ces acides lactiques, ils irritent les terminaisons nerveuses, et créent la sensation de brûlure.

On se retrouve dans ce cas de figure en cas de contraction intense et prolongée. Lorsque le muscle reste sous tension, donc contracté, sur une longue période, la circulation sanguine se détériore, car la contraction des cellules musculaires réduit la taille des capillaires sanguins.

La brûlure n'apparaît pas sur tous les exercices, on la retrouve d'ailleurs plus fréquemment sur les exercices d'isolation plutôt que sur les exercices de base. Par exemple on va la ressentir sur les Elévations latérales et non sur le Développé militaire.

La raison en est simple : au Développé militaire, lorsque les bras sont tendus en haut du mouvement , la charge repose sur les os et les articulations, et plus sur les muscles. Ceux-ci disposent donc d'un léger temps de repos sans contraction. Ce temps est suffisant pour permettre à la circulation sanguine de faire son travail d'évacuation des acides.

Il faut bien se rendre compte que la brûlure n'a absolument aucun rôle sur la prise de masse et de force. Elle n'influence pas sur l'hypertrophie ni sur l'amélioration du système nerveux. L'acide lactique n'a aucune propriété hypertrophique, d'ailleurs il apparaît plus facilement avec les exercices de musculation qu'avec les exercices de base, alors que ces derniers sont bien plus efficaces pour la prise de masse.

La brûlure apparaît avec les Elévations latérales et non avec le Développé militaire, alors que le DM est bien plus efficace pour prendre de la masse que les Elévations. Il ne faut donc pas juger de la valeur d'un exercice ou d'un entraînement en fonction de la sensation de brûlure qu'il procure.

Dernier point à noter : la brûlure apparaît plus facilement sur les muscles peu entraînés ou sur des exercices qu'on n'a pas l'habitude de réaliser. Tout simplement car avec le temps et l'entraînement, le corps améliore sa capacité de traitement et d'évacuation de l'acide lactique.



All musculation.


Pour pouvoir évacuer l'acide lactique présent dans les muscles, outre le repos, l'augmentation de la circulation sanguine va permettre d'accroitre la vitesse à laquelle l'acide lactique sera éliminé.

Pour cela on peut effectuer un rappel sur un muscle travailler il y a deux ou trois jours.

On utilise des charges très légères voire une barre lestée sans disques et on effectue des séries longues lentement.

Cet entrainement va permettre au muscle d'être mieux irrigué et d'évacuer une grande partie de l'acide lactique accumulé lors de la séance intense. Au final, le corps passe plus vite dans un état anabolique et la fatigue musculaire se ressentira plus tard dans la séance, permettant de ce fait d'augmenter l'intensité des entrainements.

Ce topic est loin d'être exhaustif sur le fonctionnement de l'acide lactique ( conséquence d'une oxidation incomplète du glucose durant l'effort) et ses conséquences sur la qualité de notre entrainement en musculation.

J'invite donc toutes les personnes ayant des connaissances sur l'acide lactique de venir les partager afin d'enrichir le sujet !
 

Micka

EN MODE DEGRAISSAGE
MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Re : L'acide lactique

L'hypertrophie n'est pas forcément en corrélation avec les sensations?! Merci beaucoup pour ton post très bon ça!
 

ematone

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Re : L'acide lactique

j'avait lu cette etudes

Etudes scientifiques - Physiologie
Samedi, 09 Mai 2009 09:29
La source d'énergie de l'acide lactique

L'acide lactique n'est pas un poison pour les athlètes, mais une source d'énergie… si vous savez vous en servir.



Dans l'esprit des marathoniens et des athlètes de l'extrême, l'acide lactique est considéré comme un poison, un produit de rebut qui se fabrique dans les muscles et qui provoque une fatigue musculaire, réduit les performances et cause la douleur.



Mais 30 ans de recherches à l'Université de Californie, Berkeley, racontent cependant une toute autre histoire : l'acide lactique peut être votre ami.



Les entraîneurs et les athlètes ne le réalisent pas, explique George Brooks, professeur de biologie intégrative et physiologiste à Berkeley, mais l'entraînement d'endurance enseigne au corps à utiliser plus efficacement l'acide lactique comme source de carburant, de paire avec les hydrates de carbone stockés dans les tissus musculaires et le sucre dans le sang. Une utilisation efficace de l'acide lactique, ou lactate, non seulement prévient la fabrication de lactate, mais fait gagner plus d'énergie de carburant du corps.



Dans un article publié dans le Journal of Physiology - Endocrinology and Metabolism, Brooks et ses collègues Takeshi Hashimoto et Rajaa Hussien, du laboratoire de physiologie de Berkeley, ont ajouté la dernière pièce du puzzle à l'histoire du lactate et ont aussi associé pour la première fois les deux cycles métaboliques, le métabolisme aérobique de l'oxygène et le métabolisme anaérobique sans oxygène, que l'on croyait distincts.



"Il s'agit d'un changement fondamental dans la conception du métabolisme" dit Brook. "Ceci nous montre comment le lactate est le lien entre les métabolismes oxydatif et glycolytique, ou anaérobique."



Lui et ses collègues de Berkeley ont trouvé que les cellules musculaires utilisaient les hydrates de carbone de façon anaérobique pour l'énergie, produisant du lactate comme sous-produit, mais qu'elles brûlaient ensuite le lactate avec de l'oxygène pour créer encore plus d'énergie. Le premier processus, appelé la voie glycolytique, domine durant l'effort normal, et le lactate filtre hors des cellules musculaires dans le sang pour être utilisé ailleurs. Cependant, pendant un exercice intense, le second augmente pour retirer le lactate accumulé rapidement et créer plus d'énergie.



L'entraînement aide les sportifs à se débarrasser de leur acide lactique avant qu'il se développe de façon à causer une fatigue musculaire, et au niveau cellulaire, dit Brooks, l'entraînement signifie une croissance des mitochondries dans les cellules musculaires. La mitochondrie, souvent appelée la "centrale énergétique de la cellule", est le lieu où le lactate est brûlé pour être converti en énergie.



"Le meilleur athlète du monde reste compétitif grâce à un entraînement fractionné" dit Brooks, faisant référence à des morceaux d'exercice courts, répétés, mais intenses. "L'exercice intensif génère de grosses quantités de lactate, et le corps s'adapte en fabricant de la mitochondrie pour rapidement éliminer l'acide lactique. Si vous le faites souvent, il ne s'accumule pas."



Pour bouger, les muscles ont besoin d'énergie sous forme d'ATP, l'adénosine triphosphate. La plupart des gens pense que le glucose, un sucre, apporte cette énergie, mais pendant un exercice intensif, cette source d'énergie est trop faible et trop lente, forçant les muscles à puiser dans le glycogène, un hydrate de carbone stocké dans les cellules musculaires. Pour ces deux formes de carburants, les réactions chimiques produisant de l'ATP et générant du lactate contiennent une voie glycolytique, souvent appelées "métabolisme anaérobique" parce qu'il n'a pas besoin d'oxygène. On pensait que cette voie était séparée de celle oxydative, parfois appelée "métabolisme aérobique", utilisée pour brûler du lactate et d'autres carburant dans les tissus corporels.



Des expériences avec des grenouilles dans les années 1920 semblaient indiquer que la fabrication de lactate empêchait les muscles de travailler. Mais Brooks, dans les années 1980 et 1990, a montré que chez les animaux vivants et respirant, le lactate sortait des cellules musculaires pour aller dans le sang et voyageait vers différents organes, comme le foie, où il était brûlé avec l'oxygène pour fabriquer de l'ATP. Brooks a trouvé que même le coeur préfère le lactate en tant que carburant.



Il a toujours suspecté que les cellules musculaires elles-mêmes pouvaient réutiliser le lactate, et dans des expériences il a trouvé des preuves que le lactate est brûlé à l'intérieur de la mitochondrie, un réseau interconnecté de vaisseaux, telle une tuyauterie de plomberie, qui s'étend à travers le cytoplasme cellulaire.



En 1999 il a montré qu'un entraînement d'endurance réduisait les niveaux de lactate dans le sang, alors même que les cellules continuaient à produire la même quantité de lactate. Ce qui implique que les cellules s'adaptent pendant l'entraînement pour moins expulser de produit considéré comme déchet. Il a postulé une "navette de lactate intracellulaire" transportant le lactate du cytoplasme, où il est produit, à travers la membrane mitochondriale vers l'intérieur de la mitochondrie, où le lactate est consommé. En 2000, il a montré que l'entraînement d'endurance augmentait le nombre de molécules transporteurs d'acide lactique dans les mitochondries, manifestement pour accélérer la diffusion du lactate du cytoplasme vers les mitochondries pour y être brûlé.



Les articles publiés apportent des preuves confirmant la connexion présumée entre les molécules transporteurs – la "navette de lactate" – et les enzymes qui brûlent ce lactate. En fait, le réseau cellulaire mitochondrial, ou réticulum, possède un complexe de protéines qui lui permet la diffusion et l'oxydation, ou la combustion, de l'acide lactique.



"Cette expérience est l'argument décisif prouvant que le lactate est le lien entre le métabolisme glycolytique, qui casse les hydrates de carbone, et le métabolisme oxydatif, qui utilise l'oxygène pour dissocier les différents carburants" explique Brooks.



"Nos découvertes peuvent aider les athlètes et les entraîneurs à concevoir des programmes et ainsi éviter le surentraînement qui peut détruire des cellules musculaires" dit Brooks. "Les athlètes pourraient instinctivement s'entraîner de façon à fabriquer de la mitochondrie, vous si vous ne connaissez pas ce mécanisme, vous ne saurez jamais si ce que vous faites est correct ou non. Ces découvertes refaçonnent fondamentalement ce qu'on pensait de l'organisation, la fonction et la régulation des principales voies du métabolisme."



Références :
- Colocalization of MCT1, CD147, and LDH in mitochondrial inner membrane of L6 muscle cells: evidence of a mitochondrial lactate oxidation complex. Am J Physiol Endocrinol Metab 290: E1237-E1244, 2006.
 

ematone

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Re : L'acide lactique

j'avait lu sa aussi

L'entraînement culturiste traditionnel est basé sur l'intensification des processus métaboliques du système anaérobie lactique . C'est avec des exercices tres intenses allant de 30 secondes à 2 minutes que la glycolyse anaérobie culmine .
Pour exploiter à fond les ressources de la filière , il faut s'HABITUER à la fatigue et à l'inconfort qu'entraîne l'élévation des niveaux d'acide lactique libéré par la dégradation du glycogène et du surplus d'ions hydrogène non oxydés dans la chaine des transports des élèctrons ( j'arrête , j'arrête ...) .
On y parvient en observant , entre les séries , des temps de repos juste assez longs pour permettre d'éliminer la partie "incapacitante" de l'acide lactique . Il faudrait , en effet , 4 à 1O minutes ( pas pareil entre un "shrug" et un "squat" !) pour l'éliminer totalement . Le culturiste ( à l'inverse d'un powerlifter ou un haltéro) , ne s'accorde que 30" à 1'30 pour "récupérer" .
 

kalimero

KALIKENOBI Neurotyping 2A secondaire fort 2B
Membre du staff
SUPERMODO
Re : L'acide lactique

Interessant depuis le temsp ou on essait de combattre l'acide lactique!!!!!!!!
 

kalimero

KALIKENOBI Neurotyping 2A secondaire fort 2B
Membre du staff
SUPERMODO
Re : L'acide lactique

j'avait lu sa aussi

L'entraînement culturiste traditionnel est basé sur l'intensification des processus métaboliques du système anaérobie lactique . C'est avec des exercices tres intenses allant de 30 secondes à 2 minutes que la glycolyse anaérobie culmine .
Pour exploiter à fond les ressources de la filière , il faut s'HABITUER à la fatigue et à l'inconfort qu'entraîne l'élévation des niveaux d'acide lactique libéré par la dégradation du glycogène et du surplus d'ions hydrogène non oxydés dans la chaine des transports des élèctrons ( j'arrête , j'arrête ...) .
On y parvient en observant , entre les séries , des temps de repos juste assez longs pour permettre d'éliminer la partie "incapacitante" de l'acide lactique . Il faudrait , en effet , 4 à 1O minutes ( pas pareil entre un "shrug" et un "squat" !) pour l'éliminer totalement . Le culturiste ( à l'inverse d'un powerlifter ou un haltéro) , ne s'accorde que 30" à 1'30 pour "récupérer" .
je suis d'accord avec cela mais il faut se connaitre pour savoir quand repartir au bon moment et cela n'est pas une chose facile a apprendre.
 

reurti

Hasta la vista, baby
MEMBRE APPROUVÉ
Re : L'acide lactique

intéressent vos article merci les gars
 
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