expliké moi ca svp???

kurt

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Vieillir, est-ce une maladie?
Source: Extrait d’un article de Marie-Josée Turcotte, Lumière, Décembre 1995.

Est-ce que vieillir est une maladie? Il me semble déjà entendre votre réponse. «Quelle drôle de question! Bien sûr que non! Vieillir fait partie de la vie, c’est une étape inévitable et même nécessaire pour qui désire acquérir sagesse et maturité», ajouteront certains. Soit! Nous avons tous autour de nous des exemples de personnes âgées qui paraissent vieillir en beauté. Je connais personnellement cette dame de 71 ans qui n’a pas assez de vingt-quatre heures par jour pour faire tout ce qu’elle désire. Des cours qu’elle suit à l’université, à la troupe de théâtre dont elle fait partie, son âge est apparemment loin d’être une limite à son épanouissement.

Cependant, nous connaissons tous aussi, de près ou de loin, une personne âgée qui nous donne l’impression de traîner sur ses épaules le poids des années. L’une demeure prostrée toute la journée devant la télévision parce qu’elle s’ennuie et n’a personne à qui parler, alors que l’autre critique et observe à la dérobée tous les déplacements de ses voisins. Et puis, il y a parfois le triste spectacle de la maladie qui rend dépendants et fragiles des individus déjà accablés par les multiples pertes qui sont le lot de la vieillesse: perte de vitalité, de forces, de mémoire, de cheveux, etc. Ces exemples sont, malheureusement, bien plus fréquents qu’on le croit.

S’il est vrai que la vieillesse peut s’avérer une période riche et intense de la vie, il nous faut également reconnaître qu'elle n’est peut-être pas toujours aussi rose qu’on la souhaiterait. Aussi la question n’est peut-être pas de savoir si vieillir est une maladie, mais si vieillir vous fait peur? Car sous cette question se cache une toute autre réalité que nous pouvons feindre d’ignorer pendant de nombreuses années, parce que nous sommes jeunes et en santé, mais elle finit toujours par nous rattraper. Et cette réalité incontournable est que, tous, nous vieillissons. Que nous le voulions ou non, chaque jour qui passe nous rapproche de plus en plus de cette période de la vie que nous appelons curieusement «l’âge d’or». En fait, il faudrait peut-être redorer le blason de cette période de vie afin de lui rendre ses lettres de noblesse. Par contre, cherchons-nous à l’apprivoiser réellement cet âge d’or? Voulons-nous vraiment savoir ce qui risque de nous arriver dans vingt, trente ou quarante ans?

QUAND VIEILLESSE RIME AVEC DÉTRESSE
Voilà quelques semaines, j’ai eu la joie de rencontrer Suzanne qui, en compagnie de sa sœur Françoise, administre une maison de repos. En tout, seize patients résident dans cette charmante petite demeure qui est en activité depuis maintenant cinq ans. Rien d’extraordinaire là-dedans? Détrompez-vous! Cette maison n’est pas comme les autres et les personnes qui y habitent non plus. En fait, il s’agit d’un centre d’hébergement pour personne en perte d’autonomie. Ce qui signifie que tous les patients, dont l’âge varie entre 70 et 98 ans, requièrent des soins spéciaux et permanents. «Cet endroit est leur dernier refuge et leur dernier recours», m’explique l’infirmière. «Les résidences où ils habitaient auparavant ne pouvaient plus les garder, car ils demandaient trop d’attention au personnel soignant.» Comme de fait, elle me mentionne que plusieurs de leurs patients sont incontinents et que la majorité d’entre eux sont lucides mais affligés de divers troubles dus à leur vieillesse alors que les autres souffrent de maladies dégénératives graves (démence sénile, alzheimer, etc.). Je devine d’emblée que cette maison sera leur dernière halte avant de mourir.

Madame Legault, qu’est-ce qui vous a amenée à ouvrir une maison comme celle-ci?
Ma mère et mon beau-frère avaient besoin de soins. Ma sœur s’en occupait chez elle, mais je voyais combien elle était épuisée. On ne peut imaginer à quel point il est exigeant pour une famille de prendre soin d’un parent malade. Suite à tous ces besoins, nous avons voulu faire de la Maison Legault un milieu de vie où la chaleur humaine et l’amour seraient au rendez-vous. Autrement dit, nous voulions permettre aux personnes âgées de vieillir dans le respect et la dignité, entourées de bons soins et de petites attentions pour égayer leurs journées.

Est-ce que le fait de travailler auprès de personnes âgées en perte d’autonomie vous fait appréhender de vieillir?
J’avoue qu’il y a des jours où j’aurais préféré rester ignorante un peu plus longtemps, ne pas savoir ce qui m’attend en vieillissant. Je sais qu’il est difficile d’être dépendant des autres quand on a été autonome toute sa vie, quand on a à faire le deuil d’un tas de choses auxquelles on tenait. Mais en général, le fait de travailler auprès de ces personnes m’a apporté une paix intérieure extraordinaire. Parce que je côtoie la maladie, la souffrance et la mort tous les jours, j’ai de plus en plus le goût de vivre. Je profite de chaque journée comme si c’était la dernière. Aussi, je suis moins matérialiste. Je sais aujourd’hui que le véritable but de la vie, c’est d’aller les uns vers les autres, ce n’est pas de faire fortune.

Vous ne craignez donc pas la mort?
J’ai appris à l’apprivoiser, à la dédramatiser. Je ne sais pas ce qu’il y a après la mort, mais ce qui est réellement important pour moi, c’est de bien vivre. Et pour cela, j’ai dû apprendre à imposer mes limites. Ainsi, sans pour autant me couper de mes émotions - car je ne pourrais plus faire ce travail aussi efficacement -, j’ai pris la décision de ne plus aller au salon funéraire. Vous savez, nous nous attachons tellement aux personnes que nous soignons que nous avons beaucoup de peine quand elles décèdent. Elles sont presque des nôtres. Aussi, je sais que si je veux continuer à exercer cette profession encore longtemps, je dois conserver mes forces. Je me ressource entre autres dans la nature.

On dit que les personnes âgées sont porteuses de sagesse et d’expérience. Mais dans les faits, trouvez-vous qu’on leur accorde suffisamment de considération et de respect?
Au départ, nous vivons dans une société où dès qu’on atteint l’âge de 50 ans, on sent planer le spectre de la retraite. Cela signifie pour moi qu’on me retire la vie, qu’on me met au rancart de la société. Alors, imaginez quand la personne atteint 70, 80 ou 90 ans! On lui fait sentir, plus que jamais, qu’elle est inutile et embarrassante. On ne veut plus la voir, on cherche même à l’isoler. Voulez-vous que nos aînés soient bien soignés, bien logés? Tous répondent «oui»... bien sûr, mais si possible, pas à côté de chez eux, surtout pas sur le patio voisin.

Pourquoi est-ce ainsi?
Parce que cela nous fait peur d’envisager notre propre vieillesse et les maladies qui y sont associées. On n’aime pas voir une vieille personne accablée par divers symptômes de sénilité, car cela pourrait nous arriver et cela fait trop mal au cœur de voir nos parents dépérir sous nos yeux. Prenez ma mère, par exemple. C’est une femme intelligente qui a réussi sa vie. En ce moment, elle se porte bien, mais il lui arrive de devenir confuse. Lorsqu’elle se met à tenir des propos incohérents, j’éprouve un serrement au cœur. J’ai de la difficulté à accepter son état. Alors je comprends que les gens vivent des craintes au sujet de la vieillesse. Pourtant, la confusion, l’incontinence, ou les troubles de mémoire sont des désagréments presque normaux quand on parvient à un certain âge.

De quelle manière devrait-on se comporter avec les personnes âgées?
Eh bien, au lieu d’isoler la personne lorsqu’elle devient confuse, pourquoi ne pas, au contraire, l’entourer, la prendre dans vos bras, la bercer et l’embrasser? C’est ce dont elle a besoin. Pour le peu de temps qu’il lui reste, essayons donc de lui rendre la vie la plus agréable possible et surtout, arrêtons de cacher nos personnes âgées comme on cache nos handicapés. C’est en affrontant la situation qu’on se rend compte que nos peurs sont injustifiées. En les mettant au rancart, on passe à côté de tant de richesses! Ces gens ont tellement de choses à nous apprendre!

Existe-t-il, selon vous, une bonne façon de vieillir?
Le secret pour bien vieillir? Rester actif. Pour moi, la retraite n’existera jamais, car je tiens à rester dans le mouvement. Je ne veux pas qu’on me perçoive comme étant quelqu’un qu’on ne peut plus consulter parce qu’elle est dépassée. On constate d’ailleurs que les personnes qui demeurent actives sont celles qui vieillissent le mieux.

Et qu’advient-il de celles qui n’ont plus la force d’agir, comme c’est le cas pour la plupart des personnes que vous soignez?
Il est bien certain qu’elles s’ennuient, qu’elles souhaitent parfois lever les pieds. Mais peut-être que cette étape de la vie leur est donnée pour qu’elles continuent d’évoluer justement? Cela fait peut-être partie de notre cheminement à tous d’accepter de lâcher prise, de ne plus pouvoir décider, de vivre, tout simplement. Car je constate que l’instinct de vie est plus fort que tout et même quand arrive le moment de mourir, les personnes se battent jusqu’au bout.

QU'EN PENSENT DONC LES PERSONNES CONCERNÉES?
Mme Saucier, 70 ans, femme médecin à la retraite, résidente à la maison de repos: «Qu’est-ce que vieillir pour moi? C’est simplement avancer dans la vie. Je ne trouve pas ça difficile, bien que je sois en chaise roulante. De plus, la mort ne me fait pas peur car j’ai la foi.»

Mme Savard, 71 ans, mère de dix enfants, habite seule en appartement: «De façon générale, je trouve que je vieillis bien. J’ai développé un tas d’intérêts en vieillissant; je fais des choses que je ne pensais pas être capable de faire lorsque j’étais plus jeune. Aussi, j’ai appris à rire de moi-même. Je m’accepte maintenant telle que je suis: plus ronde, plus ridée, plus âgée. Cela ne m’empêche pas d’être heureuse, de profiter de la vie, surtout que je suis en santé.»

M. Villeneuve, 88 ans, premier pépiniériste au Québec, résident à la maison de repos: «Vieillir? Oui je trouve ça dur car je ne suis plus capable de lire ni d’écrire depuis que j’ai eu une attaque de paralysie. Aussi, j’aimerais bien participer davantage aux événements de la vie: il m’arrive de me sentir mis de côté parce que je suis vieux et malade. Si la mort me fait peur? Pourquoi avoir peur puisque, de toute façon, nous sommes tous destinés à mourir? Et puis, j’aurai vécu pleinement. Malgré tout, j’ai de la chance, car je suis malade depuis seulement trois ans.»

M. Jobin, 98 ans, médecin à la retraite, résident à la maison de repos: «Vieillir, c’est, en soi une maladie pour moi, car j’ai plusieurs problèmes de santé et je suis presque aveugle. Oui, je trouve ça difficile, car j’ai perdu mon autonomie, je ne peux plus faire à ma tête. Autrefois, j’étais celui qui dirigeait, qui contrôlait, alors qu’aujourd’hui, je suis dépendant. Pourquoi je m’accroche à la vie? Parce que ce qu’il y a encore de meilleur au monde, c’est la vie. Tant qu’on est là, il faut en profiter, et je fais de mon mieux pour la rendre la plus agréable possible. C’est dans ma nature. J’ai toujours été un bon vivant.

VIEILLIR COMME ON A VÉCU
En guise de conclusion, il est vrai que la vieillesse peut être difficile quand la santé nous quitte, quand notre corps nous rappelle que nous n’avons plus vingt ans, quand les gens autour de nous nous font sentir que nous n’avons plus rien à leur apporter. Toutefois, les personnes âgées que j’ai rencontrées insistaient aussi pour me dire que la vie leur a beaucoup donné: famille, amour, travail, santé. «Peu de gens peuvent se vanter d’avoir aussi bien réussi leur vie que moi», me confie M. Jobin. Bien sûr, ces choses ne sont plus, mais, au moins, il en aura pleinement profité.

S’il y a une leçon à retirer de ces témoignages, c’est qu’on vieillit souvent comme on a vécu: dans la tristesse ou la joie, dans la solitude ou l’action, dans la critique ou l’acceptation. Donc, vieillir se prépare au quotidien, en vivant chaque moment intensément, dans l’amour et le respect de nos prochains. C’est également en acceptant d’aller à la rencontre de ces personnes de sagesse, témoins et reflets de notre évolution, que nous abattrons nos préjugés et cesserons enfin de percevoir la vieillesse comme une maladie dégénérative; voyons plutôt ce qu’elle est véritablement, c’est-à-dire une longue trame d’expériences, de connaissances et de richesses infinies.

Un gros merci à tous ceux et celles qui nous ont rappelé que même si on est âgé, on peut aimer la vie et vouloir partager avec les autres ce qu’elle nous a appris.
 

LORD

YOUR WORKOUT IS MY WARM UP
VIP
MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
hhmmmm pour moi c'est pas photoshopé...Il a pris un coup de vieux c'est tout...p^lus d'entrainement, plus de nutrition...
 

mass007

M.QUEBEC EST 2009
MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Avez-vous vu Lou Ferigno (hulk) lui n'a pas cessé de s'entrainer et il est encore en bonne forme!!
 
expliké moi ça svp



 
Dernière modification par un modérateur:

Mak

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:smil3e557e760643b:
 

davidgiaco

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
quelle beautée quand elle était jeune !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!:smiles-angel: :00000005: :th_looking:
 

johnmic76

MEMBRE APPROUVÉ
ben sur une photo arnold a 25ans et sur l'autre plus de 60 et a us pontages coronariens et maladie du foie (liers a la prise massive et prolongé d'anabos!) alors oui forcement il a changé.
mais objectivement moi je voudrais bien voir a quoi on resemblera a 60 ou 70 balais les gars!
nos heros de jeunesse sont des hommes comme les autres, ils vieillissent et meurtent un jrs, c'est tout...
 
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