Cortisol

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jacknare

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Notre survie est principalement liée à notre faculté à s’adapter au stress. « Hier ne survivaient que les plus forts, dans le présent et l’avenir ne demeureront que les plus sages ». En effet, le stress d’aujourd’hui est très différent et beaucoup plus aigu. La société moderne impose un rythme qui s’accélère jusqu’à pousser l’homme à l’extrême limite de sa faculté d’adaptation. La vie moderne, stressante sur le plan physique, émotionnel, chimique, infectieux et électromagnétique, provoque un stress qui élève les taux de certaines hormones et de nombreuses substances inflammatoires dont les effets métaboliques du cortisol.

Une surcharge de stress amplifie nos émotions, altère la physiologie de nos organes, perturbe notre intégrité biologique, bouleverse notre homéostasie physiologique jusqu’à diminuer l’espérance de vie.

Comprendre les mécanismes du stress afin de mieux agir

À chaque fois que notre organisme fait face à un stress, il finit par s’adapter. Cependant, tout agresseur non maîtrisé engendre une cascade physiologique qui entraîne à son tour un dérèglement glandulaire de l’axe hypothalamus/hypophyse/surrénale et ainsi compromet l’harmonie totale de l’être par l’augmentation des pathologies qui lui sont associées. Hans Selye, endocrinologue canadien et auteur de la théorie du stress, a divisé les effets du stress en trois parties :

1-La phase d’alarme :
L’organisme réagit et mobilise ses forces pour réagir contre l’agent stresseur. Le corps libère principalement de l’adrénaline et de la noradrénaline.

2-La phase de résistance :
Lorsque le stress dure longtemps, l’organisme s’arrange pour résister à la situation, c’est alors que la sécrétion du cortisol augmente.

3-La phase d’épuisement :
Lorsque le stress dure trop longtemps, la glande surrénale décompense.



Le rôle du cortisol

Le cortisol, l’hormone du stress, aiguise les sens et accroît l’aptitude de réaction, préparant le corps à agir de façon appropriée. C’est pourquoi nous avons besoin de cortisol pour traverser toutes les épreuves et les sollicitations. Le cortisol est produit par le cortex de la glande surrénale en réponse au stress.

Le cortisol est essentiel pour la vie et facilite la survie en cas d’événements stressants :
- Augmente le glucose sanguin
- Catabolise les protéines des muscles et des graisses (afin d’apporter de l’énergie complémentaire)
- Diminue l’inflammation
- Augmente la réponse des effets de l’adrénaline et la noradrénaline
- Stimule la fonction cardiaque
- Facilite le travail musculaire

Tous ces effets facilitent la survie lors d’événement stressant en permettant à l’organisme de s’adapter. Cependant, les agents stressants chroniques de notre époque tels que la vitesse, la compétition, l’environnement dénaturé (bruit, béton, éclairage artificiel, pollution), l’excès de stimulation psychique (informations médiatiques et communications téléphoniques) et la pression de nos relations de travail apportant une surcharge de stress qui amplifie nos émotions contribuent à altérer la physiologie de nos organes, perturber notre intégrité biologique et bouleverser notre homéostasie physiologique.

Le stress chronique

Le stress chronique élève de façon dramatique le niveau de cortisol et cette altération physiologique engendre de nombreux problèmes :

- Réduction de la production de testostérone par des effets inhibiteurs multiples au
niveau hypothalamique, pituitaire et testiculaire

- Catabolisme musculaire des tendons et des ligaments (dû au besoin d’en
transformer les acides aminés en glucose)

- Réduction de la synthèse des protéines (dû au besoin d’en préserver les acides aminés pour les transformer en glucose)

- Réduction des niveaux de DHEA, d’hormone de croissance, d’IGF-1 et d’hormone de stimulation de la thyroïde (TSH)

- Chute du taux métabolique de base (ou nombre réduit de calories brûlées pendant le jour et la nuit)

- Ralentissement du transport du glucose aux cellules

- Réduction de la sensibilité à l’insuline

- Augmentation de l’appétit et de l’envie incontrôlable de glucides

- Augmentation de la masse grasse en général (résultat d’une augmentation de l’appétit, d’excès alimentaires et d’une réduction du métabolisme)

- Redistribution et accumulation de la masse grasse au niveau de l’abdomen

Un niveau élevé de cortisol peut réduire les IgA sécrétoires ; ces anticorps qui protégent nos muqueuses (du système respiratoire, digestif, et génital) de l’entrée de substances indésirables. Cette diminution des IgA sécrétoires entraîne une plus grande susceptibilité envers les infections et les manifestations des allergies. Certaines cellules du système immunitaire appelées Natural Killer, celles qui s’attaquent aux cellules cancéreuses et aux cellules infectées par des virus sont inhibées dans leur action par des niveaux trop élevés de cortisol. Les niveaux de lymphocytes T et d’interleukines 2 sont diminués. Tout cela entraine une susceptibilité plus grande aux infections, allergies, cancers et maladies auto-immunes.

Les taux chroniquement élevés de cortisol apportent une variété de troubles de l’humeur comme l’anxiété, la dépression et les désordres de panique. L’excès de cortisol précède, et non l’inverse, à nombreuses maladies, cancers, diabètes, accidents cardio-vasculaires, ulcères, maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc.), maladies de la peau, anorexie, abus de drogues, etc. Malgré ces effets potentiellement défavorables, la production de cortisol est essentielle.

L’excès de stress chronique peut finir par fatiguer les glandes surrénales conduisant à un déficit de cortisol, engendrant ainsi l’épuisement. Cette incapacité à libérer suffisamment de cortisol face au stress est associée à de la fatigue, de la léthargie, de l’irritabilité et une capacité diminuée pour lutter efficacement contre l’agent stressant. La réduction de la production de cortisol par les glandes surrénales se retrouve dans diverses pathologies comme le syndrome de fatigue chronique, l’inflammation et les maladies auto-immunes.

Voici quelques symptômes liés à un épuisement des glandes surrénales :

Difficulté à se lever le matin Fatigue permanente
Colère, irritabilité, agressivité Sautes d’humeur
Agitation Faible concentration
Mauvais rythmes de sommeil Battements de cœur rapides ou forts
Tendance à attraper rhumes ou grippes Douleurs dans les muscles et les articulations
Difficulté à perdre du poids autour de la taille Candidose chronique
Baisse d’énergie pendant la journée Sensations régulières de faiblesse.
Dépression Maux de gorge fréquents
Difficulté à cicatriser Rétention d’eau

Quelques suppléments recommandés pour le contrôle du cortisol

1- L’écorce de magnolier : contrôle le cortisol et a des effets anti-anxiété et antistress.
2- Le bêta sitostérol : équilibre le rapport cortisol/DHEA (surtout suite au stress post-exercice).
3- La théanine : module les ondes cérébrales pour permettre une performance physique et mentale optimale dans des situations de stress).
4- La phosphatidylsérine : agit directement sur la réduction du taux de cortisol, surtout suite à une séance d’exercice intense.
5- La vitamine C : alliée fondamentale pour les glandes surrénales. De tous les tissus du corps, ce sont les glandes surrénales qui en contiennent le plus.
6- La rhodiola : plante adaptogène qui permet à l’organisme de neutraliser les différents stress défavorables qu’ils soient physiques, chimiques ou biologiques.

L’homme moderne, sollicité par l’agression quotidienne de la vie, peut faillir sous le poids du stress, cet intrus malvenu. Alors, sachez contrecarrer les effets métaboliques du cortisol en surfant sur la bonne vague.

Bonne santé!

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jacknare

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Re : Cortisol

Le Stress : un intrus malvenu !

par Jean-Guy Bernard, conseiller en nutrition sportive et en alimentation saine.
Le stress est le facteur le plus répandu du vieillissement prématuré. Notre époque moderne hautement technologique nous opprime par un excès de stress destructeur et omniprésent auquel il est parfois difficile d’échapper, quel que soit son âge. Le stress, cet intrus malvenu, altère les fonctions cérébrales, limite la pensée et le potentiel mental. Lorsque soumis à quelque forme de stress que ce soit, les niveaux de l’hormone cortisol augmentent, ainsi la dégradation des cellules du corps s’accentue, la concentration diminue, un grand déséquilibre hormonal apparaît et la vitalité globale s’amoindrie.

Le terme de stress provient originellement du vieux français « estrece » et du latin « strictus » signifiant : serré, pressé, comprimé. Actuellement, il prend le sens d’effort intense et de tension.

De nos jours, des maladies aussi diverses que l’infarctus du myocarde, l’hypertension artérielle, l’ulcère de l’estomac, le côlon irritable, l’asthme, les allergies, la migraine, les maladies de peau, etc. sont reconnues comme étant liées au psychisme et expliquées, en partie, par un état de stress chronique.


Les trois étapes du processus du stress.
Le stress est un mécanisme normal d’adaptation à une situation donnée. Ce sont les réactions excessives de l’organisme, après une agression appelée agent stresseur pour lequel on ne trouve aucune solution, qui provoquent un stress aigu. Certaines carences alimentaires amplifient les réactions du corps au stress et rendent plus difficile le retour à l’équilibre. Les premiers effets secondaires d’un stress répétitif sont très proches de ceux d’une crise d’hypoglycémie provoquée par un épuisement des glandes surrénales dû à une sécrétion accrue d’adrénaline. Ces réactions amènent un affaiblissement du système immunitaire, une mauvaise sécrétion des hormones sexuelles, des douleurs musculaires et une sensibilité aux infections. Comme solution il serait important de déceler avec précision l’agent agresseur et de l’éliminer de nos habitudes. Tout le monde peut gérer son propre stress. Ce ne sont pas les moyens qui manquent pour y arriver en toute autonomie.

Les méthodes visant à l’apaisement du système nerveux comme la visualisation, la méditation, ainsi que les thérapies ayant pour but d’éliminer les tensions physiques telles que massages, yoga, etc. sont d’une aide précieuse.

Il est conseillé de réduire la consommation d’alcool, de tabac, de café et de sucre raffiné et ensuite, d’adopter une alimentation riche en fruits et légumes ainsi que de céréales complètes. Il y a aussi la prise de suppléments alimentaires spécifiques qui peuvent être très bénéfiques tel que l’ensemble des vitamines du groupe B par leur action sur le système nerveux, et de la vitamine C, un allié des glandes surrénales. Le potassium, le chrome, le zinc et le sélénium sont des minéraux et oligo-éléments également indispensables afin d’aider l’organisme à récupérer des dégâts causés par le stress.

Prendre le temps de s’écouter et de s’interroger est le début d’une bonne gestion du stress, car on découvre de plus en plus que l’ensemble des activités qui misent sur l’écoute de soi, de ses sensations ainsi que sur la relaxation figurent parmi les moyens de gestion du stress les plus efficaces.
 
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