article interessant sur le dopage

porto78

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Dopage : les techniques biologiques pour augmenter la masse musculaire

Dr Martine Duclos




DOPAGE PAR GH


Utilisation
La GH (Growth Hormone) a la réputation d'être une drogue « efficace, difficile à détecter et sans effets secondaires majeurs, en particulier sans effets androgéniques ». Bien qu'il n'y ait aucune étude épidémiologique permettant de connaître la fréquence réelle de l'utilisation de GH par les athlètes,certains éléments indirects suggèrent que son utilisation augmente. Elle était initialement surtout utilisée chez les sprinters, les haltérophiles et les bodybuilders, c'est-à-dire dans les sports conduisant à une augmentation importante de la masse et du volume musculaires. Cependant,son usage s'élargit actuellement aux athlètes en endurance (marathoniens), footballeurs et cyclistes. Elle serait aussi prisée chez les femmes, car il n'y a pas de risque de présenter les effets masculinisants qui accompagnent l'usage de stéroïdes anabolisants.



Effets généraux
La connaissance des effets de la substitution par la GH pendant 5 ans sur la masse et sur la fonction musculaires de l'adulte déficitaire en GH (GHD) permet une mise au point sur les relations entre GH à concentrations physiologiques et muscle.On observe une normalisation de la force musculaire proximale (extension et flexion du genou),par rapport à un groupe contrôle apparié pour l'âge, associée à une augmentation, mais sans normalisation, de la force distale (préhension de la main)(1).
La variation absolue de la concentration plasmatique d'IGF-I est corrélée avec les changements en valeur absolue de la force musculaire, ce qui suggère que l'augmentation de la force induite par la GH est en partie liée à l'augmentation d'IGF-I.Il faut noter que le traitement par GH normalise la force par rapport à la normale pour l'âge et le sexe, mais ne l'augmente pas au-delà des valeurs retrouvées chez les sujets contrôles appariés.


Effets sur les personnes âgées
Compte tenu des effets anaboliques de la GH et du déclin de l'activité de l'axe GH/IGF-I associé au vieillissement, de nombreuses études ont porté sur la façon dont la GH pourrait s'opposer aux changements somatiques observés avec le vieillissement. Beaucoup d'études s'accordent pour rapporter une augmentation de la masse musculaire et une baisse du ratio masse grasse/tissu musculaire chez le sujet âgé,après un traitement par GH conduisant à des taux de GH avoisinant ceux observés chez les sujets jeunes. Les effets sur la force musculaire
sont discordants : aucun effet ou gain modéré (3 à 20 %)(2).


Effets chez les sportifs
Les éléments précédemment discutés conduisent à se poser la question suivante : quels sont les effets de la GH à doses supraphysiologiques en association avec un entraînement physique chez des sujets ayant une sécrétion de GH normale ?


Pas de gain de force
Les résultats des différentes études contrôlées en double aveugle, ayant porté sur l'administration de GH à doses supraphysiologiques chez des sujets sains,montrent que l'adjonction de GH à un programme intense de musculation, chez des sujets jeunes non entraînés ou chez des sujets pratiquant régulièrement la musculation, n'induit pas de gain supplémentaire de force, ni de volume musculaire, par rapport aux effets de l'entraînement seul (3,4).Elle ne modifie pas non plus la synthèse protéique musculaire, ni ne diminue le taux de catabolisme protéique (4). Ce qui suggère qu'au cours d'un entraînement régulier de type musculation,la synthèse protéique musculaire est stimulée de façon maximale et que l'addition d'un autre stimulus anabolique (la GH) n'augmente pas la synthèse protéique musculaire.


Effet anabolique
Par contre,il faut noter qu'une étude rapporte un effet anabolique de la GH sur le métabolisme du collagène (4). Une augmentation modeste des protéines du tissu collagénique (y compris celui du muscle) n'induira pas un gain de force musculaire supplémentaire, mais pourrait induire une meilleure résistance aux blessures (prévention de la rupture tendineuse ou de la déchirure musculaire) ou une réparation plus rapide,ce qui serait un avantage pour un athlète.Surtout quand il y a prise parallèle de stéroïdes anabolisants qui augmentent la masse musculaire sans augmenter le tissu conjonctif attenant des tendons.


Interprétation
Il faut aussi reconnaître que l'interprétation de ces études se heurte à 3 écueils majeurs :
● faibles doses utilisées ;
● périodes d'études courtes, allant de 6 à 12 semaines ;
● absence d'études en association avec la prise de stéroïdes anabolisants.
Enfin, les données scientifiques concernent exclusivement l'effet de la GH en association avec un entraînement de type musculation.Il n'y a pas d'étude publiée sur des sujets entraînés en endurance (effets de la GH sur la capacité aérobie, la récupération post-exercice…).


Effets secondaires
Par contre, les effets secondaires de l'administration de GH à doses supraphysiologiques sont bien démontrés.A court terme, l'excès de GH induit une rétention hydrosodée responsable de céphalées et d'arthralgies.A long terme, si l'on se réfère aux complications rencontrées dans l'acromégalie, l'administration chronique de GH induit des pathologies cardiovasculaires,respiratoires, ainsi qu'une augmentation de l'incidence des pathologies tumorales. Un autre risque non négligeable est représenté par l'utilisation de GH humaine cadavérique, les coûts élevés de la GH recombinante conduisant vers des pratiques à risques de développer des maladies neurologiques, telles que la maladie de Creutzfeld-Jacob.


Perspective : dopage "génétique"
Chez l'animal, de nombreuses données expérimentales montrent que lorsque la concentration intramusculaire d'IGF-I est augmentée, soit par perfusion intramusculaire d'IGF-I,soit par surexpression de l'IGF-I (souris transgénique dont le transgène, mIgf-1, s'exprime uniquement dans le muscle squelettique), on observe un gain de masse musculaire avec une hypertrophie des fibres musculaires et un gain significatif de force musculaire(5). Ces résultats sont obtenus en l'absence de tout entraînement (et de toute augmentation de l'IGF-I plasmatique).
D'autres études, montrent que la combinaison entraînement/surexpression de l'IGF-I (injection d'un virus inactivé recombinant contenant l'ADNc de l'IGF-I) chez le rat induit un gain de masse musculaire plus important que l'entraînement seul (+ 35 % vs + 23 %) et qu'il s'agit aussi d'un moyen efficace pour atténuer la perte de masse musculaire secondaire au désentraînement.Ainsi, l'IGF-I produite localement dans le muscle induit une augmentation de la masse musculaire, avec une traduction fonctionnelle qui est une augmentation significative de la force musculaire. Des études récentes montrent que l'IGF-I intramusculaire stimule la prolifération des cellules satellites qui sont responsables de l'hypertrophie musculaire. L'utilisation potentielle de l'IGF-I intramusculaire chez le sportif par "thérapie
génique cellulaire"laisse entrevoir une voie nouvelle de dopage, dont les conséquences sur la santé ne sont pas prévisibles (fibrose musculaire, risque accru de néoplasies ?).


DOPAGE PAR LES STEROÏDES ANABOLISANTS


Utilisation
Entre 2,5 et 2,7 % des jeunes adultes américains ont, au moins une fois dans leur vie,utilisé des stéroïdes anabolisants. Dans la communauté des bodybuilders et adeptes de salles de musculation, les chiffres passent à 15-30 %. Plus grave, 2/3 des utilisateurs de stéroïdes anabolisants sont des sportifs amateurs, qui utilisent ces drogues pour des raisons esthétiques plutôt que pour augmenter leurs performances sportives.
Les utilisateurs de stéroïdes anabolisants consomment en général des doses très élevées : 600 à 1 000 mg de testostérone (ou équivalents)/semaine (contre une production endogène de testostérone de 50 mg/semaine),souvent en combinaison avec d'autres agents anaboliques.


Les effets


Etude expérimentale
Les résultats des études expérimentales démontrent sans équivoque l'effet anabolisant de ces stéroïdes.En 1996,Bhasin a réalisé une étude contre placebo, en double aveugle et randomisée, pour déterminer les effets séparés d'un entraînement de musculation et de doses pharmacologiques de testostérone sur la masse musculaire,la taille et la force musculaires(6).


Protocole d'étude
Quatre groupes de sujets masculins non entraînés (19-40 ans) ont été constitués : pas d'entraînement vs entraînement, chacun des 2 groupes bénéficiant soit d'injections de placebo, soit de testostérone (agonistes de la GnRH + 600 mg d'énanthate de testostérone par semaine) pendant 10 semaines. Sept jours après chaque injection, les concentrations plasmatiques de testostérone (totale et libre) étaient
augmentées d'un facteur 5.


Résultats
Dans le groupe sans entraînement, le groupe testostérone a présenté un gain significatif de volume et de force musculaires par rapport au groupe placebo. Le groupe testostérone et entraînement a présenté un gain plus important de masse et de force musculaires que le groupe entraînement et placebo ou que le groupe testostérone seule (Fig. 1). Ces résultats ont été les premiers à montrer de façon indiscutable que la testostérone, seule ou associée à un entraînement de musculation, augmente la masse,le volume et la force musculaires chez des sujets masculins eugonadiques. Par ailleurs,il existe un effet dose-réponse entre les doses de testostérone reçues, la testostéronémie obtenue et les gains de masse, volume, force et puissance musculaires, ainsi que la diminution de la masse grasse (Fig. 2)(7). Si la testostérone augmente la puissance musculaire, elle n'améliore pas la fatigabilité musculaire (à noter toutefois des résultats à la limite de la significativité : p = 0,06), ni la qualité contractile du muscle (force générée par chaque unité de volume musculaire). Ces résultats suggèrent que les effets de la testostérone sont spécifiques à certaines caractéristiques de la performance musculaire,mais pas à toutes.On ne sait pas si une telle relation dose-réponse existe chez la femme, mais les résultats rapportés dans les dossiers des athlètes est-allemandes ne laissent planer aucun doute sur un tel effet.
L'augmentation de la masse musculaire induite par la testostérone est associée à une hypertrophie des fibres musculaires de type I et II, par augmentation de la synthèse des protéines musculaires et inhibition de la dégradation protéique(il ne s'agit donc pas d'une augmentation du nombre de fibres musculaires).


Action sur les récepteurs aux androgènes
Pendant longtemps,la question de savoir si l'effet de la testostérone à doses supraphysiologiques passait par le récepteur aux androgènes est restée ouverte, car on pensait que ces récepteurs étaient saturés à des doses physiologiques de testostérone. Néanmoins, des études récentes montrent que le nombre de récepteurs aux androgènes peut être up-régulé lors d'un entraînement de musculation et/ou lors de l'exposition à des stéroïdes anabolisants (8). La liaison de la testostérone (même à doses pharmacologiques) à son récepteur induit la prolifération des cellules satellites disposées à la périphérie des fibres musculaires. Ces cellules satellites sont des myoblastes potentiels qui, lorsqu'elles sont stimulées (par la testostérone et l'IGF-I intramusculaires, par exemple), se différencient en myotubes, puis en nouvelles cellules musculaires.Il a été récemment montré que les cellules satellites et les myonuclei sont,dans le muscle, les sites prédominants d'expression du récepteur aux androgènes et que le traitement de ces cellules avec de la testostérone est associé à une augmentation du récepteur aux androgènes in vitro et in vivo. Enfin, la testostérone agit aussi en stimulant directement la production d'IGF-I intramusculaire.


Les effets secondaires
La plus large expérience "d'expérimentation" à doses pharmacologiques vient des pays de l'ex-RDA,avec un programme de dopage clandestin et scientifique supporté par le gouvernement afin d'améliorer les performances. Avec la chute du mur, des documents antérieurement secrets ont montré que les stéroïdes anabolisants avaient été administrés à des milliers de sportifs depuis le milieu des années 1960 et dans un nombre croissant de disciplines (9). Ces documents (thèses doctorales,rapports scientifiques des médecins de la STASI, ministère de l'Intérieur de l'ex-Allemagne de l'Est) contenaient des rapports détaillés des effets secondaires. Actuellement, le nombre d'informations s'élargit du témoignage d'anciens athlètes qui sortent de l'ombre pour rapporter les dommages causés à leur santé. Les effets secondaires endocriniens liés à la prise de stéroïdes anabolisants concernent principalement la fonction gonadique, avec induction d'un hypogonadisme hypogonatrope, se traduisant chez l'homme par :
● une atrophie testiculaire ;
● des anomalies de la spermatogenèse ;
● une impuissance ;
● des modifications de la libido.


Chez la femme, on observe :
● un hirsutisme ;
● des troubles du cycle ;
● une atrophie mammaire ;
● une calvitie de type masculin (10).


Dans les deux sexes, il existe d'autres risques à long terme, associés à la prise prolongée de stéroïdes anabolisants. Ils concernent principalement le système cardiovasculaire : HTA, HVG concentrique, ischémie myocardique… responsables de troubles du rythme et de mort subite. Ainsi, le risque de mortalité chez les utilisateurs de stéroïdes anabolisants est multiplié par 4,6. Il faut aussi ajouter d'autres effets :
● toxicité hépatique :hépatites,adénomes hépatiques ;
● apnées du sommeil ;
● dyslipidémies ;
● intolérance au glucose ;
● insulinorésistance.


DOPAGE PAR β-MIMÉTIQUES


Utilisation
Les β-mimétiques agissent en se fixant sur les récepteurs β2 adrénergiques,présents dans le muscle lisse et strié.Quand ils sont utilisés en aérosol, leur action est relativement sélective des muscles bronchiques et l'indication de leur utilisation médicale est l'asthme (effet bronchodilatateur). Mais ils sont aussi utilisés dans le milieu sportif, pour leurs possibles effets hypertrophiques musculaires (utilisation de formes orales,qui permettent la prise de doses 10 à 20 fois supérieures à celles obtenues par inhalation). Ils seraient surtout utilisés après arrêt des stéroïdes anabolisants,pour retarder la perte de masse musculaire et chez les femmes, car ils n'ont pas d'effets androgéniques.


Les effets


Un gain de force musculaire
Deux études chez l'homme montrent que les β2 agonistes per os pourraient induire un gain de force musculaire (+ 10 à 20 %), mais avec une grande variabilité interindividuelle et sans mise en évidence de gain de masse musculaire (11, 12). S'il y a peu d'études vraiment convaincantes sur l'effet anabolisant des β2 agonistes chez les sujets sains, leurs effets sont mieux démontrés chez le malade, pour lutter contre l'atrophie musculaire associée à une atteinte médullaire, ou chez des patients présentant une dystrophie musculaire scapulo-humérale. La principale critique méthodologique des travaux faits chez l'homme est que l'on est loin, dans les études contrôlées en double aveugle et contre placebo,des doses prises par les athlètes à visée anabolisante (10 à 100 fois les doses expérimentales), avec parfois d'autres associations médicamenteuses. Les études chez l'animal permettent de se rapprocher des doses et des molécules utilisées chez les sportifs.Ainsi, les athlètes privilégient le clenbutérol par rapport au salbutamol, car sa demi-vie est plus longue,mais le clenbutérol est interdit à l'usage thérapeutique en France et aux USA,ce qui explique l'absence d'études expérimentales sur cette molécule.


Effet anabolique du clenbutérol
Chez l'animal, s'il y a peu d'études concluantes sur l'effet du salbutamol sur le gain de masse musculaire, toutes les études concordent par contre pour démontrer un effet anabolique du clenbutérol à une dose de 1 à 2 mg/kg de poids corporel (+ 12 à 20 % de masse musculaire)(13). Cependant, il reste à prouver que cette augmentation de masse musculaire obtenue chez l'animal a une traduction fonctionnelle.


Des études récentes, utilisant des doses connues pour promouvoir l'anabolisme (1 à 5 mg/kg) et étudiant les effets combinés du clenbutérol et de l'exercice,ont rapporté une diminution significative des performances et un taux élevé d'insuffisance cardiaque.Ainsi, après 4 semaines d'administration de clenbutérol (2 mg/kg/jour dans l'eau de boisson), et malgré un gain significatif de masse musculaire (+ 11 %), les rats traités sont incapables de maintenir la même vitesse de course que les rats non traités (14). Les mêmes résultats sont observés pour les performances de nage. Enfin, la distance moyenne courue spontanément en roue d'activité pendant les 16 semaines du programme est diminuée en moyenne de 57 % chez les rats traités.


Effets secondaires
L'explication en est donnée par l'imagerie : présence de zones de nécrose myocardique avec infiltration de collagène. D'autres études rapportent aussi un effet délétère du clenbutérol au niveau des cellules musculaires. Plus inquiétant, une autre étude montre que 12 heures après une seule prise de clenbutérol par voie entérale (5 mg/kg),une nécrose des myocytes est observable dans le soléaire et le myocarde des rats. Le seuil de survenue de ces lésions se situe à 0,01 mg/kg pour le muscle soléaire et à 0,1 mg/kg de clenbutérol pour le ventricule gauche, avec un effet dose-réponse (13).


Chez l'homme, la dose habituelle utilisée varie entre 0,3 µg/kg et 2 µg/kg de clenbutérol.Pour comparer la dose prise par un homme de 70 kg à celle de rats de 300 g, elle doit être rapportée aux différences de composition corporelle et d'activité métabolique :après correction de ces paramètres, une dose quotidienne de 6 cp (à 20 µg) sera suffisante
pour atteindre le seuil d'atteinte myocardique et donnera une nécrose de 6,8 % ± 1,9 % du soléaire.


Par ailleurs, le clenbutérol a une longue demie-vie dans l'organisme :dans le cadre du dopage, les athlètes en consomment généralement 6 à 8 cp/jour pendant 3 semaines, avec 2 jours on et 2 jours off,pour éviter la down régulation des récepteurs β2 adrénergiques et l'accumulation de clenbutérol pendant la période on.En effet, cela pourrait induire une augmentation prolongée de ses concentrations plasmatiques, avec un impact d'autant plus important sur les myocytes.
Enfin, ces résultats pourraient expliquer les cas rapportés d'infarctus du myocarde à coronaires normales, rapportés chez certains bodybuilders ayant utilisé un cocktail d'agents anaboliques, comprenant aussi du clenbutérol.


DES PERSPECTIVES…MAIS POUR QUI ?


Un nouvel agent thérapeutique…
L'activation des cellules satellites quiescentes est nécessaire aux processus de régénération et de croissance musculaires. Cette activation est modulée par de nombreux facteurs locaux (MRF), des facteurs autocrines et paracrines (dont l'IGF-I) et la myostatine (rôle inhibiteur). La myostatine apparaît comme un nouvel agent thérapeutique pour le traitement de nombreuses pathologies dégénératives à type de dystrophie musculaire. Son intérêt a d'abord été mis en évidence chez les bovins de la race Blanc Bleu Belge,obtenus par croisement des représentants les plus musclés, mais qui produisent en fait une forme inefficace de myostatine.Ainsi,chez ces animaux, dès le stade embryonnaire, les muscles sont hypertrophiés et la quantité de masse grasse est diminuée. En expérimentation animale,il a été montré que l'inhibition de l'activité de la myostatine induit une augmentation de la taille et du nombre des fibres musculaires.

Et un cas de déficience en myostatine
Le premier cas humain de déficience en myostatine a été rapporté en 2004 (15). Une femme,ancienne athlète de haut niveau, a donné naissance,au décours d'une grossesse sans problème, à un enfant à terme et de poids normal. Plusieurs heures après la naissance, l'enfant a présenté des myoclonies induites par la stimulation et a été admis en service de néonatologie pour bilan. Le nourrisson apparaissait extrêmement musclé,surtout au niveau des cuisses et des bras. Le bilan neurologique et biologique (glycémie,testostérone et IGF-I plasmatiques) était normal. L'hypertrophie musculaire a été vérifiée par l'échographie à l'âge de 7 mois : l'aire de section transversale du quadriceps était à + 7,2 déviations standard au dessus de la normale pour les enfants du même âge (6,7 cm2 vs 3,1 cm2) et il a été noté une importante diminution de la masse grasse (épaisseur des plis cutanés à - 2,9 déviations standard). Enfin, l'échographie cardiaque était normale (pas d'hypertrophie myocardique). A l'âge de 4,5 ans,le développement moteur restait normal,mais l'enfant avait toujours une augmentation de la masse musculaire et de la force.L'analyse biologique a mis en évidence une mutation du gène de la myostatine, conduisant à l'absence de production de myostatine. Cet enfant continue à être suivi régulièrement,car la myostatine est aussi exprimée dans le coeur : à 4,5 ans, cet enfant ne présente pas d'anomalie cardiaque, mais il est encore trop tôt pour que s'exprime éventuellement une hypertrophie ventriculaire gauche, qui pourra grever son pronostic fonctionnel ultérieur.



CONCLUSION
Les techniques évoluent. De nouveaux agents thérapeutiques apparaissent porteurs d'espoir dans le traitement des dystrophies musculaires. Même si les techniques de dopage biologiques évoluent aussi avec l'avancée des connaissances scientifiques, les risques associés au détournement de ces techniques dans un but de dopage sont tout aussi impressionnants. La science au profit des malades n'est pas la science au profit de la tricherie et aucune thérapeutique,fut-elle nouvelle,n'est sans risque pour la santé des sportifs.
 

vinil

More weight
MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Ouah...
Comme je le dis, le dopage c'est pas bien. :gnagna: :tropdrole:
 

roro0195

MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Re : article interessant sur le dopage

très très bien bonne article mon poto
 

LORD

YOUR WORKOUT IS MY WARM UP
VIP
MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Re : article interessant sur le dopage

Super, par contre attention, on commence à avoir beaucoup d'articles similaires;)
 

LORD

YOUR WORKOUT IS MY WARM UP
VIP
MEMBRE APPROUVÉ
VÉTÉRAN
Re : article interessant sur le dopage

mouarf, j'avais mm pas vu:woowoo:
 
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