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Entrainement

L’Entraînement Hyper-Intensif du Mollet

Pas de commentaires 06 juillet 2010

L’Entraînement Hyper-Intensif du Mollet

Une alternative naturelle aux implants du mollet

par Charles Poliquin

L’ « excuse de l’abus » est un terme vulgarisé par le professeur de droit Alan Dershowitz dans un livre datant de 1994 dont c’est le titre. L’hypothèse se fonde sur le fait qu’on doit être responsable de ses actions, plutôt que de justifier leur conduite en disant qu’elle est le résultat d’un passé douloureux. Par exemple, le simple fait que les parents d’un enfant étaient pauvres et sans éducation ne signifie pas que l’enfant grandira pareil et ça n’est pas parce que quelqu’un grandit dans un environnement difficile qu’il sera destiné à une vie accumulant les délits. Et bien que cette analogie puisse être un peu tirée par les cheveux, l’excuse d’abus peut aussi s’appliquer à l’entraînement des mollets.

Comme cela été démontré dans les magazines de bodybuilding depuis des décennies, pour les personnes qui ont un point d’insertion plus près du genou, la portion la plus épaisse du corps charnu du muscle se situera plus haut dans les membres inférieurs. Bien que cette caractéristique anatomique crée des forces d’appui qui sont avantageuses pour courir et sauter, avoir un corps charnu de muscle placé plus haut n’est pas impressionnant d’un point de vue esthétique. Au contraire, une personne avec un point d’insertion plus bas donnera l’impression d’avoir une masse musculaire plus importante que quelqu’un qui a les mêmes mensurations mais un point d’insertion situé plus haut.
Chris Dickerson, qui a été élu Mister Olympia 1982 à l’âge de 43 ans, avait des corps charnus de muscles bas et on savait qu’il entraînait ses mollets seulement deux fois par semaine parce qu’avec un entraînement plus fréquent il les aurait eu trop gros par rapport au reste de son corps. Arthur Jones, écrivant à propos de Dickerson dans son Nautilus Bulletin 2, disait que Chris était l’un des deux survivants suite à une naissance de triplés. Jones a rencontré l’autre frère de Dickerson qui a survécu et, bien que ce frère n’est effectué aucun entraînement, Jones disait qu’il avait de plus gros mollets que ceux de Chris. Il y a eu aussi une rumeur selon laquelle un finaliste d’une compétition de Mister Olympia a demandé qu’un de ses concurrents passe une radiographie pour déceler un implant du mollet parce que les muscles de ses membres inférieurs s’étaient accrus de façon incroyablement rapide en deux ans.

A écouter de telles histories, beaucoup de ceux qui ont des mollets peu développés vont utiliser cette excuse pour ne pas entraîner leurs mollets. Ou ils pourraient même recourir aux implants de mollet. Mentionnés à mots couverts dans les milieux du bodybuilding professionnel il n’y a pas si longtemps, les implants de mollet deviennent aujourd’hui de plus en plus courants dans la population en général.

Selon la Société Américaine de Chirurgie Esthétique et Plastique, “un accroissement du volume du mollet peut être obtenu en utilisant des implants à base de silicone dure qui sont insérés à l’arrière du genou et positionnés au-dessous du muscle de mollet.” Cette organisation a aussi estimé que 1170 implants de mollet avaient été posés en 2003, 149 de plus qu’en 2002, et on estime aujourd’hui à1500 les interventions chirurgicales de ce type menées chaque année.

En 2007, le coût moyen de cette intervention chirurgicale au niveau national pour l’implantation d’un mollet s’élevait à 3 206 $ – mais il existe de nombreux autres coûts associés à cette opération, comme l’anesthésie et le séjour à l’hôpital, par conséquent, on estime que le prix total se monte à 7 500 -10 000 $. Et comme elle est considérée comme chirurgie de luxe, il est peu probable que l’assurance maladie couvre ces frais. Et aussi dû aux risques associés à toute intervention chirurgicale, et du fait qu’il n’est aucunement garanti que les résultats d’une telle chirurgie correspondront exactement à ceux que vous recherchez.

Je ne veux pas me déclarer de manière absolue contre l’implant de mollet, en particulier parce qu’il existe de nombreux cas médicaux, comme la polio, pour laquelle la chirurgie d’accroissement du mollet est la seule réponse pour obtenir un développement normal du mollet. Mais le fait est que les phases de stagnation lorsqu’on développe son mollet peuvent souvent être surmontées en suivant des programmes d’entraînement appropriés. En fait, un accroissement de 3 centimètres de la circonférence du mollet en seulement huit semaines n’est pas impossible quand on utilise la méthode que je m’apprête à vous révéler.
Un Entraînement Rapide pour un Gain Rapide

Rencontrer des phases de stagnation quand on développe son mollet peut s’avérer très frustrant. Vous avez déjà entendu parler de séries d’entraînement quotidiens qui impliquent des milliers de répétitions et suivi par ce qu’on appelle les programmes d’intensification qui utilisent des poids lourds et moins de reps. Il existe des variantes type « flexion, extension du pied» et il existe des études relevant de la science du sport qui suggèrent que le positionnement du pied ne fait pas vraiment de différence. Je ne vais pas m’attarder sur toutes ces affirmations ici, mais je vais vous présenter une méthode d’entraînement qui peut vous aider à obtenir un nouveau niveau de développement du mollet – et rapidement ! Le nom approprié pour ce type d’entraînement serait l’entraînement hyper-intensif du mollet.

Quand les programmes d’entraînement de résistance standard ne fonctionnent pas, je pense qu’on peut souvent résoudre le problème en modifiant le rythme des exercices en faisant travailler les mollets de manière hyper-intensive. Si vous avez besoin de preuve, observez le développement des mollets des joueurs de volley-ball de haut niveau, des danseurs de ballet ou même des haltérophiles. Oui, des haltérophiles.

Au moment où on soulève des poids du sol ou quand on hisse une barre d’haltères d’un geste brusque, il y a une flexion hyper-intense des mollets – après tout, en haltérophilie, comme dans beaucoup de sports, la vitesse tue ! Un haltérophile avec le développement des mollets le plus impressionnant de l’histoire du sport a été sans aucun doute le belge Serge Reding. Reding, le premier homme à soulever 182 kilos (ce qu’il a fait en 1973), a été un des athlètes les plus impressionnants de tout les temps au niveau physique – tout sport confondu. Reding, mesurant 1m73, avait des mollets qui mesuraient plus de 50 centimètres et des cuisses de plus de 78 centimètres. Et parlons-en des mollets entraînés en hyper-intensif – on dit qu’il pouvait faire des sauts consécutifs de plus de 30 centimètres au-dessus du sol en soulevant 130 kilos !
La Séance d’exercices

Avant d’effectuer toute séance d’entraînement hyper-intensive du mollet, je recommande de bien faire attention à échauffer vos mollets en exécutant des séries de standing calf raise et en augmentant les poids de façon progressive. Assurez-vous que vous exécutez une série complète de mouvement sur chaque rep. N’allez pas jusqu’à l’échec musculaire sur ces séries ; échauffez-vous seulement. Commençons par résumer la séance d’exercices :
Le premier exercice est le squat jump. Placez une barre de musculation entre vos épaules – une barre avec des charges qui représentent 25 pour cent du poids de votre corps. Comme autre option de surcharge, vous pouvez utiliser un sac de sable muni de poignées. Evitez d’exécuter des squats jump avec des haltères, parce que lors de la réception, les haltères placeront la tension inutile sur les tissus mous et les articulations de la ceinture scapulaire. Effectuez des sauts pendant une série de 12 reps. Soufflez pendant deux minutes entre chaque série et exécutez cinq séries complètes. Assurez-vous que la durée de contact avec le sol est maintenue à un minimum et sautez le plus haut possible, en faisant travailler au minimum les muscles extenseurs du genou. Autrement dit, vos talons toucheront le sol le moins possible.
Un conseil très important : avec cet exercice la respiration est plus importante que la charge, ne choisissez donc pas de lourdes charges – choisissez de bien respirer. Ceux qui utilisent des poids qui excèdent largement leurs capacités de cycle étirement-détente rencontreront des problèmes. Autrement dit, ils passent beaucoup trop de temps au sol, ce qui annule le transfert positif de cet exercice. L’hypertrophie et les gains de force dans vos mollets proviendront du mouvement de charge rapide et exagéré provoqué par les réceptions. Le squat jump exécuté avec trop de poids ne fournit pas une accélération suffisante et par conséquent le contact au sol dure trop longtemps, ce qui compromet totalement l’efficacité de cet exercice.

Comme je l’explique à mes élèves, je préfère que vous utilisiez la même charge sur la barre d’haltères pendant six séances et que vous n’augmentiez PAS la charge pour la durée du cycle. Vous devriez juste vous concentrer à dynamiser l’accélération de la barre de musculation. Vous devez être consistant à chaque réception. Souvent chez les athlètes qui ont des soucis d’équilibre structurel ou qui ont des problèmes de coordination, les schémas de réception sont inconsistants d’un rep à l’autre. Si par exemple, quelqu’un qui déploie les genoux à la fois pour l’impulsion et la réception en exécutant le squat jump n’est absolument pas prêt pour le squat jump ou bien utilise une charge trop grande pour maintenir une mécanique de saut adéquate. Si vous essayez ces squat jump, attendez-vous à ressentir des douleurs dans vos mollets pendant les quelques jours qui suivront.

Après avoir exécuté six séances de cinq séries consécutives de 12 reps, vous pouvez exécuter encore six séances, mais avec un programme différent. Soit : faire six reps de sauts avec une barre de musculation représentant 30 pour cent du poids de votre corps, reposez ensuite la barre au sol et exécutez juste après six reps avec juste le poids de votre corps. Exécutez cinq fois ces séries alternées, en soufflant pendant trois minutes entre les séries.

Comme cela est décrit ici, ces exercices peuvent paraître légers, mais les résultats vous surprendront. Encore mieux : vous n’aurez plus d’excuses à possédez des membres inférieurs peu développés.

Article original par Charles Poliquin “Explosive Calf Training -A natural alternative to calf implants” charlespoliquin.com – tout droits réservés .

Traduction française par musclesenmetal.com – tout droits réservés – reproduction interdite sans autorisation

Anabolique

Thérapie de Remplacement de la Testostérone – Partie 1

Pas de commentaires 04 juillet 2010

MeM aborde le sujet des stéroïdes anabolisants associés à l’univers du bodybuilding depuis maintenant plus de 4 ans, vous le savez probablement déjà si vous nous suivez depuis un certain temps. Ayant décidé de nous positionner à l’avant plan alors que d’autres ont décidé de fermer leurs yeux, nous reconnaissons la réalité de ce sport et de bien d’autres, et nous sommes conscients de l’utilisation de multiples produits dit « dopants » par des centaines de milliers d’athlètes et de sportifs aguerris ou non dans tous les pays du monde. Ce faisant, nous espérons fortement avoir pu éduqué au fils des ans les utilisateurs potentiels de produits d’amélioration de performance avant qu’ils ne décident de se lancer dans n’importe quoi, de n’importe quelle façon, et surtout qu’ils acceptent d’essayer n’importe quel produit cachés dans le fin fond d’un vestiaire de salle de musculation. Bon, la vente et la possession sans ordonnance médicale est considérée illégale dans plusieurs pays du monde et nous n’allons pas débattre du pour ou du contre ici. Cependant, contrairement aux des « drogues dures »,  les stéroïdes anabolisants sont encore largement utilisés dans le cadre médical pour traiter toutes sortes de conditions. Une science a particulièrement commencé à émerger au cours des  dix dernières années, c’est l’hormonothérapie ou TRT pour « thérapie de remplacement de la testostérone » dans les cas de production insuffisante de cette hormone. Plusieurs hommes sont aujourd’hui confrontés à ce problème, surtout à partir de  l’âge mûr,  et c’est à cette partie de la population masculine et à leur médecin traitant que s’adresse particulièrement l’article présenté ici, quoique ce soit honnêtement très intéressant pour quiconque s’intéresse à de domaine. Musclesenmetal.com vous présente donc ici la traduction de la première partie de l’article « Thérapie de remplacement de la testostérone – Mes meilleurs réflexions à ce jour sur Comment administrer la Thérapie de Remplacement de la Testostérone (TRT) aux Hommes – UNE RECETTE POUR RÉUSSIR.

par John Crisler, D.O.

On possède déjà quelques connaissances pratiques sur les différentes hormones qui composent la « symphonie » métabolique que comprend notre milieu hormonal. Nous savons où ces hormones sont produites, ce qui module leur production et les tissus que leurs actions différentes et variées atteignent. Mais nous devons encore incorporer ces notions dans une « recette » pratique, si vous le voulez bien, de façon à ce que le praticien puisse retourner à son cabinet médical et commencer aussitôt à dépister et à traiter avec succès l’hypogonadisme masculin. Autrement dit, comment véritablement administrer la Thérapie de Remplacement de la Testostérone aux hommes ?

Doit-on automatiquement dépister l’hypogonadisme chez CHAQUE patient masculin adulte qui se présente au cabinet médical ? Environ la moitié des hommes de plus de cinquante ans souffrent en fait d’hypogonadisme (lorsqu’on analyse leur taux de testostérone Biodisponible – on reviendra là-dessus plus loin). Les réponses aux Antécédents Médicaux ouvriront sûrement la voie à une telle suspicion, encore que les plaintes relatives à cette situation insidieuse soient sensibles sans être spécifiques. Le diagnostic clinique est d’autant moins clair qu’il n’y a aucun moyen de corréler le chiffre des plaintes individuelles, ou l’étendue relative de chacune, à la sévérité de l’état hypogonadotrophique lors des analyses en laboratoire. La plainte numéro un pour laquelle on devrait hisser le drapeau rouge est la Dysfonction Érectile. C’est aussi le symptôme de l’hypogonadisme qui, hormis tous les autres effets sérieusement délétères du même genre (maladie des artères coronaires, diabète, ostéoporose, risque augmenté de cancer, dépression, démence, etc …), mènera fort probablement le patient à activement rechercher une TRT – et à vous demander de maintenir un régime de traitement accommodant.

L’ANALYSE INITIALE EN LABORATOIRE

Après une recherche correcte des Antécédents Médicaux, quelles analyses en laboratoire devraient être menées dans le cadre de vos premiers travaux d’investigation de l’hypogonadisme ? J’ai dressé une liste ci-dessous, mais il est évident que d’autres spécialistes dans ce domaine élargiront le dosage ou le réduiront, en fonction de leur expérience et leur expertise. Notons qu’il faut inclure plusieurs autres analyses pour réaliser une investigation tout à fait complète en matière de Médecine Anti-Age (l’homocystéine, l’insuline à jeûn, une étude complète de la thyroïde, etc …), étant donné que ce chapitre traite uniquement de l’administration de la TRT. Et comme toujours, le dosage sera adapté à chaque patient. Ce sont :

Δ Testostérone Totale

Δ Testostérone Biodisponible (Alias « Libre et Sans Liant »)

Δ Testostérone Libre (si la T Bio n’est pas disponible)

Δ DHT

Δ Estradiol (spécifier la Technique à l’Extraction, ou le test de « sensibilité » pour les hommes)

Δ LH

Δ FSH

Δ Prolactine

Δ Cortisol

Δ Profil Thyroïdien

Δ CBC

Δ Profil Métabolique Complet

Δ Profil Lipidique

Δ PSA (si au-dessus de 40)

Δ IGF-1 (si on envisage la thérapie HGH)

LE SUIVI EN LABORATOIRE

Deux semaines après avoir posé un dispositif transdermique, ou cinq semaines après la première injection IM :

Δ Testostérone Totale

Δ Testostérone Biodisponible

Δ Testostérone Libre (si la T Bio n’est pas disponible)

Δ Estradiol (spécifier la Technique à l’Extraction, ou le test de « sensibilité » pour les hommes)

Δ DHT (en particulier si le patient utilise un système d’administration par voie transdermique)

Δ FSH (3e Génération – test d’ultra-sensibilité cette fois-ci)

Δ CBC

Δ Profil Métabolique Complet

Δ Profil Lipidique

Δ PSA (pour les patients plus âgés)

Δ IGF-1 (si la Thérapy GH a déjà été lancée)

EXPLICATION DES DOSAGES INDIVIDUELS

TESTOSTÉRONE TOTALE

C’est le dosage sur lequel vos patients vont le plus se concentrer. C’est aussi celui que les médecins qui ne comprennent pas la TRT utiliseront pour refuser aux patients la supplémentation en testostérone qu’ils veulent, et dont ils ont besoin, quand la Ttot atteint des niveaux normaux-tranche inférieure. La Ttot est importante pour la dose de titration, mais sa pertinence est réduite chez les hommes plus âgés (en vertu de leurs concentrations accrues en sérum SHBG), par rapport à la :

TESTOSTÉRONE BIODISPONIBLE

Où nous obtenons vraiment un « booste » au niveau hormonal mâle, si on peut s’exprimer ainsi. C’est la quantité réelle dont le corps dispose, puisque la concentration d’hormone disponible dans les lits capillaires se rapproche de la somme de la Testostérone Libre plus celle qui est peu liée aux protéines de transport, essentiellement l’albumine. Si la T Bio n’est pas disponible, la T Libre peut servir de deuxième option, puisque les concentrations de sérum de T Bio et de T Libre T sont bien corrélées.

DHT

Ce dosage est particulièrement important, en amont et en suivi, si un système d’administration de la testostérone par voie transdermique est préféré par le patient. J’expliquerai pourquoi plus tard. Le niveau de DHT peut aussi aider à évaluer la cause des symptômes de la Dysfonction Érectile.

ESTRADIOL

Ce dosage est TRÈS important pour plusieurs raisons et ne doit être ignoré dans AUCUNE investigation de l’hypogonadisme (ou de régime ultérieur). D’abord, vous avez vraiment besoin de fixer un seuil. Ensuite, un taux élevé d’œstrogène peut par lui-même expliquer des symptômes d’hypogonadisme. Si E est élevé, contrôler les concentrations de sérum (en général au moyen d’un inhibiteur d’aromatase, qui prévient la conversion de T en E) peut suffire à traiter les symptômes d’hypogonadisme. Et en fin de compte, refaire un contrôle après avoir initié le dosage initial de la testostérone procurera des informations précieuses au médecin adroit quant à savoir comment le système hormonal individuel du patient fonctionne, et aussi pour s’assurer que le taux d’œstrogène ne croît pas de façon inconsidérée suite à la supplémentation en testostérone.

Je passe sur les prélèvements d’estrone et d’estriol. E2 est le centre d’intérêt qui nous préoccupe ici. À moins que vous ne spécifiiez un test de « sensibilité » pour les patients masculins, le laboratoire effectuera un dosage d’Estradiol Rapide dans le cadre des études de fertilité chez les femmes, ce qui est inutile dans le cas présent. L’examen Diagnostique en Quête d’Evaluation appelle cela une évaluation de l’Estradiol par la Technique à l’Extraction.

Certains praticiens pensent que c’est uniquement le ratio T/E qui est important et donc, dès qu’E augmente « correctement » en fonction que T augmente, tout va bien. Pourtant, la concentration absolue d’E pose problème aussi, surtout à la lumière des nouvelles informations montrant que l’œstrogène élevé est une cause, ou génère en plus plusieurs processus de maladie grave, comme le cancer de la prostate et du colon.

LH

Comme chacun sait, c’est la LH qui stimule les cellules de Leydig au niveau des testicules pour produire la testostérone. Attention cependant : la LH a une demi-vie courte, de seulement 30 minutes environ. Quand vous combinez ce fait avec l’absolue nature pulsatile de sa libération par la tige pituitaire, il faut faire attention à ne donner trop de poids à un seul prélèvement. L’idéal serait de faire des prélèvements en série, disons, toutes les vingt minutes. Cependant, ce serait tout autant incommodant que cela coûterait trop cher au patient pour pouvoir le faire. La raison la plus importante qu’il y a à mesurer les gonadotrophines est de faire la distinction entre l’hypogonadisme primaire et hypogonadisme secondaire (hypogonadotrophique).

FSH

La courte demi-vie de huit heures de cette hormone en fait un meilleur marqueur pour la production en gonadotrophine. Elle représente également moins une substance caractéristique de la phase aiguë variant en fonction des androgènes dans le sérum et des niveaux d’œstrogène comparé à la LH. Des niveaux très élevés de FSH pourraient indiquer une tumeur pituitaire secrétant de la gonadotrophine.

Notons que j’ai mesuré la FSH (mais pas la LH) lors des analyses qui ont suivi en laboratoire, le nouveau test de « sensibilité » de troisième génération, pour déterminer l’amplitude de la suppression de l’HPTA secondaire dans la thérapie androgénique. Cela fournit aussi des informations précieuses pour les patients subissant une TRT qui s’intéressent à l’état de leur fertilité.

PROLACTINE

Une hormone très importante et qui ne doit pas être négligée lors de l’investigation initiale. Elle est présente dans près de cinq pour cent de cas d’hypogonadisme hypogonadotrophique en association avec l’hyperprolactinémie, en raison du manque de sécrétion de la LHRH par l’hypothalamus. Sa concentration sérique doit être maintenue dans un paramètre physiologique (c’est-à-dire ni trop élevé, ni trop bas). Une hyperprolactinémie très élevée, ou bien une hyperprolactinémia associée à une Testostérone Totale inférieure à 150ng/dL, signifie une consultation par un Endocrinologue pour un IRM de la sella turcique.

CORTISOL

La véritable médecine Anti-Age doit se familiariser correctement avec les tenants et les aboutissants de cette hormone, la seule sans laquelle notre corps ne peut vivre. Des niveaux élevés peuvent provoquer un hypogonadisme secondaire (hypogonadotrophique). J’essaie de contrôler le taux élevé en cortisol avec de la Phosphatidylsérine, 300mg / 24 heures, avec de bons résultats. Il est tout aussi important de surveiller les taux de cortisol trop bas. Le meilleur test dans ce cas est une analyse d’urine sur 24 heures.

PROFIL THYROIDIEN

A mon propre avantage j’ai omis de citer les exemples précis du panel d’évaluation du fonctionnement obligatoire de la thyroïde que vous voudrez sûrement effectuer. L’hypothyroïdie ressemble à l’hypogonadisme dans plusieurs de ses effets.

CBC

C’est seulement une question de jugeote médicale. Eliminer l’anémie est important, évidemment, car elle peut être une cause de fatigue qui fait que le patient vous consulte. Il sera aussi bon d’établir le seuil de H&H, dans les rares cas où la polycythémie devient un problème (et nous rappelons que les fumeurs s’exposent à des risques accrus de polycythémie). Au-dessus de 18.0/55.0 la TRT est refusée et on recommande une phlébotomie thérapeutique.

CMP

De nouveau, juste une question de jugeote médicale. L’évaluation du sodium (qui peut s’élever au départ suite à la supplémentation en androgènes) est importante. Il sera aussi bon d’effectuer des Explorations Fonctionnelles Hépatiques puisque la mesure des augmentations de ces taux suite à la même supplémentation d’androgènes est considérée comme un effet indésirable possible dans le descriptif du produit (bien qu’il me reste encore à le vérifier). Le rapport urée dans le sang/créatinine est un bon marqueur pour l’hémoconcentration hormonale et cela me permet d’évaluer combien le patient se comportera (parce que je leur demande toujours de s’assurer de boire de l’eau en abondance à jeûn avant l’analyse).

Profil Lipidique

Il est mesuré pour vous permettre de vous vanter que vous avez diminué le taux de CHOLESTEROL de 30 points grâce à une bonne administration de la TRT. Vous devriez vous attendre à voir aussi une baisse des TRIGLYCERIDES et des LDL. Attention, cela ne se produira pas si vous choisissez d’augmenter la quantité d’androgènes au-dessus de la limite supérieure de la courbe « normale », en administrant une quantité quelle qu’elle soit au cours d’un cycle de stéroïdes anabolisants. Évidemment, cela ne constitue alors plus une TRT, puisque le praticien choisirait alors de nuire à la santé et au bien-être du patient.

Le taux de HDL baisse souvent un peu, mais on pense que c’est en raison d’une augmentation du transport INVERSE du cholestérol ; une grande partie de la plaque est, après été épuré dans la paroi artérielle par le HDL, étant alors éliminé par le foie. Les androgènes augmentent aussi la lipase hépatique et cela peut avoir un effet. La chose la plus importante dont il faut se souvenir est que la TRT inhibe la formation de cellule spumeuse.

PSA

Pour tous les patients de plus de 40 ans. Même si que le cancer de la prostate est rare chez les hommes de moins de cinquante ans, nous ne voudrions pas que cela arrive, n’est-ce pas ? Actuellement, les augmentations de PSA au-dessus de 0,75 représentent une contre-indication à la TRT (jusqu’au suivi par un Urologue). Vous pourrez constater qu’au début d’une TRT chez les hommes plus âgés, quand les niveaux des androgènes augmentent, il se peut que le PSA augmente aussi. C’est particulièrement vrai quand on utilise les systèmes d’administration par voie transdermique, parce qu’ils élèvent beaucoup plus le taux de DHT. Une fois que les taux de T se sont stabilisés, le PSA baisse pour atteindre à nouveau le seuil de base. Vous ne verrez pas vraiment d’élévations brutales du PSA suite à l’administration de la TRT chez des patients plus jeunes. Il faut avertir, et rappeler aux patients qui utilisent la TRT pour la toute première fois de s’abstenir de relations sexuelles avant le prélèvement, étant donné qu’ils pourraient désormais faire bon usage des quantités très élevées de celui-ci.

J’anticipe un dosage de PSA sur mes patients âgés de plus de 40 ans, lors du suivi mensuel chez mes patients plus âgés et tous les six mois ensuite. On recommande de faire un Examen Rectal Numérique deux fois par an aussi, bien que l’American Academy of Clinical Endocrinologists fasse marche arrière « tous les six à douze mois » dans leurs Directives de 2002 pour traiter les patients atteints d’hypogonadisme hypogonadotrophique avec la TRT.

IGF-1

Pour ceux qui envisagent l’adjonction de GH à leur régime Anti-Age. L’IGF-1 augmentera par la supplémentation en testostérone et vice versa. Fixons un seuil dès maintenant, avant que cela n’arrive.

LES POINTS A CONSIDÉRER

CO-MORBIDITÉS. Actuellement, seuls les cancers de la prostate et du sein déclarés sont des contre-indications absolues à la TRT. Les patients avec une maladie cardiaque, hépatique ou rénale grave doivent être soigneusement contrôlés en raison de la possibilité d’œdèmes dus à la rétention de sodium. La TRT peut également provoquer l’apnée du sommeil chez certains patients atteints d’une maladie pulmonaire chronique, bien que des études montrent aussi qu’elle peut vraiment améliorer les symptômes de l’apnée du sommeil.

INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MÉDICAMENTS. La TRT permet de diminuer la prise d’insuline ou de médicaments anti-diabète oraux chez les patients diabétiques. Elle augmente aussi l’élimination du propranolol et diminue l’élimination de l’oxyphenbutazone chez ceux qui sont traités avec ces médicaments. La TRT peut augmenter les temps de coagulation également.

Article original © John Crisler, DO – tout droits réservés www.allthingsmale.com

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